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Politique

Brest : François Cuillandre peut-il rester candidat aux municipales après sa mise en examen ?

Le maire de Brest, mis en examen pour un prêt de 4.000 euros perçu par l'association "Vivre à Brest", doit s'exprimer ce mercredi après-midi. François Cuillandre doit notamment éclaircir ses intentions de rester candidat ou non pour les élections municipales de mars prochain.

Le maire de Brest doit s'exprimer ce mercredi suite à sa mise en examen
Le maire de Brest doit s'exprimer ce mercredi suite à sa mise en examen © Radio France - Annaïg Haute

Brest, France

Va-t-il rester candidat à sa propre succession ? Mis en examen depuis jeudi pour avoir reçu 4.000 euros de l'association politique "Vivre à Brest" après les municipales de 2008, François Cuillandre doit prendre la parole pour la première fois ce mercredi.

Que lui est-il reproché ?

C'est un montant de 4.000 euros qui est au cœur du problème pour la juge d'instruction qui a entendu le maire de Brest durant sept heures jeudi dernier. Cette somme lui a été versée en 2012 par l'association Vivre à Brest. Selon la mairie, il s'agirait d'un remboursement des avances sur les frais de campagne effectués par François Cuillandre pour les élections municipales de 2008. 

Il était au départ entendu pour un montant litigieux de 46.000 euros, mais la justice en a finalement écarté 90% de ses investigations, estimant qu'ils étaient justifiés. La mairie précise que "cette somme a été consignée voici plusieurs mois par François Cuillandre dès qu’il a eu connaissance des éventuelles difficultés juridiques posées."

L'association Vivre à Brest était par ailleurs le pivot d'un système de redistribution des indemnités des adjoints de la majorité socialiste : elles étaient mises en commun avant d'être réparties auprès de ceux ayant les plus faibles revenus. François Cuillandre affirme qu'il a arrêté de prendre part au dispositif dès son élection en tant que maire. Il avait apporté en tant qu'adjoint _"près de 100.000 euros d'indemnités qu’il n’a donc pas perçues_, entre 1989 et 2001 à ce dispositif de mutualisation solidaire", indiquait un communiqué de la mairie.

Une candidature fragilisée

Toujours est-il que cette mise en examen pourrait plomber la campagne électorale de François Cuillandre. Le maire de Brest est sorti ébranlé de son audition de sept heures par la juge, mais pourrait bien décider de maintenir sa candidature. Plusieurs proches l'encouragent à ne pas lâcher, et il a pris le temps de la réflexion jusqu'à lundi pour consulter. 

Certains militants de la base disent pourtant leur inquiétude, car cette mise en examen constitue une cible toute trouvée pour les adversaires aux municipales. Rien ne dit que le Parti Socialiste accordera l'investiture à François Cuillandre dans ces conditions, le secrétaire national Olivier Faure l'ayant déjà refusée par le passé à des maires mis en examen. La question devait d'ailleurs être abordée mardi soir lors du bureau national. 

Quels scénarios possibles s'il renonce ?

Si le maire de Brest renonçait à être candidat, la situation dans la majorité socialiste pourrait s'avérer explosive. Thierry Fayret, défait à la primaire socialiste début octobre avec 43,3% des voix, pourrait se revendiquer comme candidat logique. Mais un autre ténor local du parti, le maire actuel du Relecq-Kerhuon Yohann Nédélec, avait retiré sa candidature "par loyauté" à François Cuillandre : il pourrait de nouveau afficher ses ambitions si le maire de Brest n'est plus en lice.

Organiser une deuxième primaire ? "Ce serait suicidaire", souffle un proche de François Cuillandre, mais les instances du PS pourraient théoriquement le demander. Tout comme elles pourraient choisir d'investir le candidat de leur choix, sans passer de nouveau par un vote.

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