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Brexit : l'Etat recrute 60 contractuels pour le contrôle des papiers à la frontière

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

L'Etat a reçu 350 candidatures pour les 61 postes d'assistants au contrôle transfrontière, qu'il propose en CDD. Il s'agira d'épauler les policiers aux frontières, pour vérifier les documents d'identité, à Coquelles, Calais et Loon-Plage. Les syndicats demandaient 200 à 300 vrais policiers de plus.

A deux mois du Brexit, les condition de passage de la frontière se précisent, pour les passagers. L'Etat recrute 60 contractuels en renfort pour les contrôles d'identité.
A deux mois du Brexit, les condition de passage de la frontière se précisent, pour les passagers. L'Etat recrute 60 contractuels en renfort pour les contrôles d'identité. © Radio France - Clémence Gourdon Negrini

A deux mois du Brexit, les choses se précisent. Il reste encore quelques jours de négociations, pour éviter un « no deal », une sortie sans accord des Britanniques de l’Union européenne, mais c’est bien mal parti. 

Or, ces derniers mois, il a beaucoup été question des contrôles douaniers (200 embauches) et vétérinaires (200 recrutement également), pour les marchandises, sur cette nouvelle frontière. Mais plus l’échéance approche, plus il y a de doutes sur l’efficacité et la rapidité des contrôles pour les passagers. Au point que l’Etat vient de lancer le recrutement en urgence de soixante contractuels.

200 personnes en plus, dont 60 contractuels

Entre les réservistes de la police, les renforts venant d’aéroports -moins sollicités ces derniers temps- et ces 60 contractuels, 200 personnes seront déployées dans les ports de Calais et Dunkerque, au tunnel sous la Manche, mais aussi directement en Angleterre, courant décembre. 

Les britanniques n’étant pas dans l’espace Shengen, il y avait déjà des contrôles pour les personnes. Pendant des mois, l'Etat assurait donc qu'il n'y aurait aucun changement, avec le Brexit, pour les touristes. Mais le contexte a évolué.  

10 à 15 secondes de contrôle en plus

Il faudra contrôler et composter les papiers des touristes, pour vérifier notamment le temps de séjour au sein de l'espace Shengen. Cela représente 10 à 15 secondes de plus de vérification par personne, mais multiplié par 22 millions de passagers, cela représente beaucoup de temps... et un risque d'engorgement. 

Ces contrôles humains sont prévus en attendant 2022 et l’installation de machines capables de vérifier automatiquement les titres d'identité, comme cela existe déjà pour les passagers des bus, au tunnel sous la Manche. C'est le système Parafe (Passage Automatisé Rapide aux Frontières Extérieures).

Une mission de vrais policiers

Ces contrôles sont un travail de policiers et pas de contractuels, dénoncent les syndicats. Nicolas Laroye représente Unsa sur le littoral. Son syndicat demande 200 à 300 policiers en plus à la frontière. "A l'heure actuelle, c'est une mission d'Etat, c'est un mission assurée par des policiers, rappelle Nicolas Laroye. Il est peut-être temps de créer un corps de gardes-frontières, qui ne seraient pas forcément des policiers. Mais cela ne peut pas être des contractuels, pas des personnes qu'on embaucherait sur une période aussi courte, dont on ne connaîtra pas l'investissement par rapport aux missions confiées."

La mission de gardes-frontières est un travail assez spécifique Pour l'instant, il faudrait des policiers titulaires supplémentaire pour ces missions, pas des contractuels.

De leur côté, les Britanniques, dont les gardes-frontières ne sont pas des policiers, mais des agents spécialement formés, ont déjà annoncé, que d’ici un an, en octobre 2021, nous aurons besoin d’un passeport pour nous rendre chez eux.  

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