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Politique

Brune Poirson à Seyssins pour débriefer un an d'action en une heure

vendredi 18 mai 2018 à 16:58 Par Laurent Gallien, France Bleu Isère

Dans le cadre des premières "rencontres du gouvernement" c'est la secrétaire d'Etat à l'écologie Brune Poirson qui est venue rencontrer les français en Isère ce jeudi. Cent cinquante inscrits ont entendu la ministre répondre à une douzaine de questions. Sans éclat de voix.

La secrétaire d'Etat Brune Poirson face à la salle au Prisme de Seyssins
La secrétaire d'Etat Brune Poirson face à la salle au Prisme de Seyssins © Radio France - Laurent Gallien

Grenoble, France

Cent cinquante personnes - les premières inscrites sur le site internet de la Préfecture - face à une ministre du gouvernement Philippe pour réagir à la première année passée au pouvoir. C'était le programme de base de ces "rencontres du gouvernement" qui ont envoyé un peu partout en France jeudi, des ministres au contact des "français" pour "prendre le pouls" du pays. Parmi les villes choisies il y avait donc Seyssins, dans la banlieue grenobloise, avec pour ministre missionnée Brune Poirson, secrétaire d'Etat auprès du ministre en charge de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot.

Etudiant, commissaire aux comptes et... élue d’extrême droite

Vers 19h15 la ministre est arrivée devant l'affluence attendue au Prisme de Seyssins. Il n'y a pas eu de problèmes ici pour remplir les sièges disponibles. Un public dûment et sérieusement contrôlé à l'entrée par les services de la Préfecture et la gendarmerie. "Je suis là aussi pour entendre les critiques" a dit Brune Poirson. Elle en a entendu... mais pas trop fort.
Un représentant des Commissaires aux comptes est venu dire le mécontentement de la profession face à la loi Pacte et à une concertation "mythe ou réalité?". Un étudiant a exprimé se désapprobation face à la réforme de l'entrée à l'université et aux "inégalités d'accès" alors que "3 milliards d'euros vont être investis dans le Service national universel" dont il ne voit pas bien l'utilité. La dernière critique de l'action gouvernementale est venue d'un "référent En Marche" et syndicaliste dans la fonction publique expliquant qu'il serait "en grève le 22 mai" parce que le point d'indice a été gelé trop longtemps et que les fonctionnaires ont déjà fait, à son sens, bien des efforts. Des questions qui ne sont pas dénuées de fond mais qui sont restées policées sur la forme.

Et la ministre est restée dans le ton lors de ses réponses. Non sans faire passer quelques messages "macroniens". "L'égalité est centrale dans notre travail (en direction de la jeunesse) en dépits des caricatures" a t-elle ainsi lancé à l'étudiant. Face au représentant des commissaires aux comptes : "Nous on a un gouvernement où on dit les choses et on s'y tient. Et oui, c'est vrai, réformer c'est difficile. Ça va supposer des changements de fond et on discute, on concerte, mais on le fait sur les modalités. C'est à dire sur le comment. Comment on atteint les objectifs qu'on s'est fixé. _On ne renonce pas aux objectifs_. C'est ce qu'on fait par exemple avec la SNCF et c'est ce que fait Bruno Lemaire dans le cadre de la loi Pacte". Bref : le gouvernement est au travail. Il réforme et continuera à le faire. 

Une heure d'échanges en une douzaine de questions face à 150 personnes - Radio France
Une heure d'échanges en une douzaine de questions face à 150 personnes © Radio France - Laurent Gallien

Les français semblent contents que les choses bougent - Brune Poirson

Le moment peut-être le plus tendu de cette heure (et pas plus) face aux "français" aura été lorsque Mireille D'Ornano, députée européenne ex FN, a pris la parole pour exprimer son euro-scepticisme et la crainte de voir les français payer la facture du brexit. "Nous ne sommes pas des euros-béats sauf que nous au lieu de nous isoler, de chercher la facilité, de rejeter la faute sur les autres... eh bien on se retrousse les manches et on se mets au travail pour trouver des solutions".

D'autres questions lors de cette soirée ont porté sur la qualité de l'air, la concession des barrages hydrauliques ou encore la coopération internationale en matière de transition énergétique. Un représentant de la Capeb (syndicat des artisans et petites entreprises du bâtiment) a réclamé l'aide de l'Etat en matière de formation pour poursuivre l'amélioration de l'habitat. D'autres enfin étaient plus venus pour présenter leur action à la ministre que pour poser véritablement une question.

A la sortie Brune Poirson a loué des échanges "particulièrement riches et particulièrement intéressants". Des échanges dont on se demande bien à quoi ils vont pouvoir servir en matière de "bilan d'une année d'action" mais qui, c'est sûr, avaient pour but "d'expliquer l'action du gouvernement".
Quant au fait que les critiques n'ont pas été très virulentes. "Vous savez, j'entend les journalistes à Paris m'expliquer que la France entière est révoltée par l'action du gouvernement, sauf que chez moi, dans ma circonscription ou partout en déplacement, ce dont je m’aperçoit surtout c'est que les français semblent contents que les choses bougent. Je ne me prononcerai pas à leur place sur le contenu des réformes mais en tout cas ils voient qu'il y a un véritable mouvement et ça c'est assez rare". Brune Poirson a ensuite repris le sien, de mouvement, en direction d'une soirée "privée" avec des militants et des invités de La République en Marche.