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Politique

Bruno Gilles : "Je veux gagner une élection qui était imperdable et qui devient ingagnable !"

jeudi 2 mars 2017 à 9:08 Par Thomas Biet, France Bleu Provence

Le sénateur-maire Les Républicains de Marseille redoute que son camp aille dans le mur après la nouvelle péripétie dans l'affaire Fillon. Le problème, reconnaît-il, c'est qu'il n'y a pas de plan B et que François Fillon s'obstine.

Bruno Gilles craint que l'obstination de François Fillon ne fasse perdre une élection "imperdable"
Bruno Gilles craint que l'obstination de François Fillon ne fasse perdre une élection "imperdable" © Maxppp - Florian Launette

Marseille, France

Il avait été l'un des premiers à considérer, au début de l'affaire Fillon, que l'ancien Premier ministre aurait dû se retirer. Aujourd'hui, alors que la mise en examen de François Fillon paraît probable, Bruno Gilles constate que son camp est coincé : "Un mois après, notre famille est dans une situation très compliquée. Peut-il continuer ? Pour l'instant, il le doit car on n'en est même plus à parler de plan B !"

"On ne peut pas lui imposer un autre candidat"

Le député du Rhône Georges Fenech appelle les élus à donner leurs parrainages à Alain Juppé, pour anticiper la chute de François Fillon avant la clôture des parrainages. Bruno Gilles doute de cette possibilité : "A 10 semaines du 1er tour, l'hypothèse d'un plan B est très compliquée. Et François Fillon veut continuer d'être candidat et on ne peut pas lui imposer un autre candidat s'il ne le veut pas !"

"Le retour de la rue est mortifère !"

Bruno Gilles n'en reste pas moins très inquiet pour cette élection présidentielle folle : "La difficulté, ce sont les remontées de terrain. C'est ce qui m'avait guidé il y a un mois. Je ne regarde pas seulement l'intérêt politique de François Fillon ou de notre famille politique, je regarde le retour de la rue qui est mortifère. On n'en est plus à se poser la question de la culpabilité éventuelle de François Fillon, mais de savoir jusqu'où va nous amener le mal qui est fait par cette affaire. Ce poison de suspicion a été insufflé dans la tête de beaucoup de nos concitoyens".

Le sénateur-maire de Marseille reconnaît que la situation est inextricable : "Il reste peut-être quelques jours, en tout cas le plan B ne pourra plus se faire le 15 mars. Il peut se faire encore dans les jours qui viennent. Je ne sais pas si c'est possible. Ce que je veux c'est gagner une élection présidentielle qui était imperdable et qui devient de plus en plus ingagnable".