Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Fermer
Retour
Politique DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Bruno Retailleau (LR) : "Les gilets jaunes ont sauvé Macron"

vendredi 15 mars 2019 à 11:36 Par Bixente Vrignon, France Bleu Pays Basque

Le grand débat national, réponse aux mobilisations des gilets jaunes, a remis en selle Emmanuel Macron, affirme Bruno Retailleau, le chef de file Les Républicains au Sénat. Il plaide aussi pour une "Europe forte" et demande qu'elle surveille plus et mieux ses frontières.

Bruno Retailleau était l'invité de France Bleu Pays Basque
Bruno Retailleau était l'invité de France Bleu Pays Basque © Radio France - Muriel Vitel

Bayonne, France

Il est "trop tôt" pour tirer un bilan du grand débat national, a estimé Bruno Retailleau ce vendredi matin, invité sur France Bleu Pays Basque. Mais sur la forme, il y a eu pour lui un "trop grand engagement des ministres et du Président". "Je le reconnais : les gilets jaunes auront sauvé Macron et lui auront permis de faire campagne et se mettre en scène." Quant au fond, le sénateur Les Républicains estime que "la seule grande question du grand débat, ce sera sa sortie. Il ne faut pas que ce soit la grande méprise, ça ne doit pas être la grande déception", ajoute-t-il en demandant des décisions, maintenant que le débat est terminé.

Une des mesures à prendre selon Bruno Retailleau, c'est le pouvoir d'achat des retraités: "... ils sont les grands perdants du quinquennat" et le sénateur demande pour eux une réindexation des retraites. "Il doit y avoir un "paquet" pouvoir d'achat et le concours Lépine du gouvernement sur de nouveaux impôts : stop ! On ne trouvera pas la solution dans une augmentation mais dans une baisse des impôts et des charges".

Le grand débat national a eu une participation mitigée en pays Basque - Radio France
Le grand débat national a eu une participation mitigée en pays Basque © Radio France - Emmanuel Claverie

Suppression de l'ISF

La suppression de l'Impôt Sur la Fortune (ISF) tant décriée par les gilets jaunes était aussi une demande de la droite, mais pour le chef des Républicains au Sénat, c'était "pour favoriser l'emploi. On ne peut demander à 98% des Français de payer cette suppression. Emmanuel Macron a mené une politique d'injustice fiscale. On peut résoudre la suppression de l'ISF par la [baisse] de la dépense publique" argumente Bruno Retailleau en prenant l'exemple des retraites : "si on augmente l'âge de départ à la retraite il faut garantir le pouvoir d'achat des retraités".

Reculer l'âge de la retraite, ça permettrait de faire 20 milliards d'économie par an, assure-t-il. 

"On a  besoin d'Europe parce que le monde est dangereux" — Bruno Retailleau

Il n'y aura certainement pas de représentants du Pays basque sur la liste Les Républicains aux élections européennes de mai, même pas Michèle Alliot-Marie "elle aurait été dans les dix premiers noms si elle avait participé et elle n'y est pas". Mais le débat européen est important pour le leader Les Républicains qui craint qu’Emmanuel Macron n'allonge les suites du grand débat "pour escamoter la campagne européenne". "On a besoin d'Europe parce que le monde est dangereux et face au retour des vieux empires, il nous faut une réponse continentale". 

Il annonce aussi qu'en dessous de 15% ça serait un mauvais score, pour Les Républicains, rappelant que François Fillon avait fait 20% à la présidentielle: "...on ne doit pas se satisfaire de mauvais scores. Je redoute une situation avec Emmanuel Macron seul face à Marine Le Pen, parce que ça veut dire que si Macron échoue, ça sera Le Pen et ça, je ne le veux pas. Mon projet c'est une Europe pour la France et les Européens".

Fabrice Leggeri, directeur de Frontex, agence européenne chargée de surveiller les frontières extérieures de l'Union européenne. - Radio France
Fabrice Leggeri, directeur de Frontex, agence européenne chargée de surveiller les frontières extérieures de l'Union européenne. © Radio France - Elodie Guéguen

Immigration : la France a des capacités d'accueil réduites

"L'humanisme c'est aussi la fermeté" — Bruno Retailleau

Et pour l'Europe justement, son parti demande un doublement de Frontex ; cette "police" européenne aux frontières, pour contenir l’immigration. "La France a beaucoup accueilli -affirme Bruno Retailleau- et avec notre taux de chômage, nos capacités d'accueil sont réduites". Interpellés sur la Cimade et Etorkinekin, les associations d'aide aux migrants en Pays basque, le sénateur dit "comprendre les associations qui font preuve d'humanisme, mais l'humanisme c'est aussi la fermeté", citant l'exemple allemand qu'il qualifie de "catastrophe". 

"L'humanisme doit être dans les deux sens, c'est toujours dans le même sens ! Ils doivent aimer la France" dit-il en parlant des immigrés. "On ne peut pas accueillir toute la misère du monde, les sociétés multiculturelles sont des sociétés multi-conflictuelles" pour Bruno Retailleau: il faut "une France et une Europe qui garde ses frontières".