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Politique

Interdiction du burkini : plusieurs maires maintiennent leurs arrêtés malgré la décision du Conseil d'Etat

samedi 27 août 2016 à 16:22 - Mis à jour le samedi 27 août 2016 à 19:45 Par Germain Arrigoni, France Bleu

Malgré la suspension par le Conseil d'Etat de l'arrêté anti-burkini de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), plusieurs communes sont récalcitrantes à cette décision.

La plage de Leucate (illustration)
La plage de Leucate (illustration) © Maxppp -

Le Conseil d'Etat a mis vendredi un coup d'arrêt aux interdictions des tenues "ne respectant pas la laïcité" sur les plages publiques prises par une trentaine de communes du littoral, en appelant au "respect des libertés garanties par les lois".

Le premier concerné, Lionnel Luca, député-maire LR de Villeneuve-Loubet, a annoncé qu'il se conformerait à la décision de la juridiction administrative suprême, n'étant "pas un rebelle".

Prise de position symbolique

Toutefois, de nombreux maires - notamment ceux sur la Côte d'Azur de Nice, Menton, Fréjus, Mandelieu-la-Napoule, ou encore de Sisco en Haute-Corse, de Leucate (Aude) ou du Touquet (Pas-de-Calais) - ont fait savoir que leurs arrêtés anti-burkini demeuraient en vigueur.

A LIRE AUSSI > Le maire de Leucate maintient l'arrêté "anti-burkini"

Une prise de position symbolique puisque ceux-ci ont une durée d'application limitée à fin août, mi-septembre, selon les cas, et que les verbalisations ont été rares. "Tous ces arrêtés, s'ils sont maintenus, vont être attaqués", a averti samedi Me Patrice Spinosi, avocat de la Ligue des droits de l'Homme qui avait saisi le Conseil d'Etat. "La LDH a d'ores et déjà prévu de demander le retrait de ces différents arrêtés", a-t-il souligné sur France Inter, rappelant qu'ils "ne sont pas conformes aux libertés fondamentales".

Le Premier ministre Manuel Valls estime pour sa part que la décision du Conseil d'Etat "n'épuise pas le débat qui s'est ouvert dans notre société" sur cette question. "Rester silencieux, comme par le passé, c'est un petit renoncement. Une démission de plus", a-t-il dit sur sa page Facebook, au moment où le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve prônait "l'apaisement".

Dans ce débat, les deux principaux candidats à la primaire de la droite ont défendu des lignes divergentes, l'ancien président Nicolas Sarkozy appelant à une interdiction du burkini tandis que l'ex-Premier ministre Alain Juppé se dit opposé à "une loi de circonstance".

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