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Politique

"Cabinet noir" : des élus Les Républicains saisissent la justice

lundi 27 mars 2017 à 15:40 Par Marina Cabiten, France Bleu

Six responsables du parti Les Républicains ont saisi lundi la justice pour des "infractions", commises selon eux par l'exécutif et évoquées dans le livre "Bienvenue Place Beauvau". François Fillon a parlé jeudi un "cabinet noir" et mis en cause François Hollande.

Parmi les élus LR qui se tournent vers la justice, Valérie Pécresse ou Bruno Retailleau, des proches de François Fillon
Parmi les élus LR qui se tournent vers la justice, Valérie Pécresse ou Bruno Retailleau, des proches de François Fillon © AFP - THOMAS BREGARDIS

Suite de l'affaire du "cabinet noir", évoqué la semaine dernière par François Fillon. Ce lundi révèle Le Figaro, six élus Les Républicains ont saisi le procureur de Paris et le procureur national financier pour des "infractions" qui auraient, selon eux, été commises par l'exécutif. François Hollande, mis directement en cause par le candidat de droite à la Présidentielle, a déclaré sur France Bleu qu'avec ces accusations François Fillon est "en deça de la dignité à respecter".

La garde rapprochée de François Fillon

Cette démarche est justifiée selon ces élus par la lecture du livre "Bienvenue Place Beauvau", qu'ils ont passé au peigne fin. "Sa lecture révèle la commission d'un certain nombre de faits d'une particulière gravité qui seraient susceptibles de revêtir différentes qualifications pénales", estiment Bruno Retailleau et Christian Jacob, chefs de file respectivement des sénateurs et députés LR, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et Luc Chatel, porte-parole de François Fillon. Nathalie Kosciusko-Morizet et Philippe Bas sont aussi parmi les élus qui sollicitent la justice.

Ils ont joint un tableau recensant 17 passages du livre consacré au ministère de l'Intérieur, relevant selon eux des qualifications de "corruption", "trafic d'influence", "atteinte à la vie privée", et encore "abus d'autorité". François Fillon a affirmé jeudi s'être inspiré des "bonnes feuilles" de "Bienvenue Place Beauvau" pour dénoncer l'organisation par François Hollande, à la tête d'un "cabinet noir", de fuites dans la presse sur ses affaires judiciaires, le chef de l'Etat dénonçant en retour des "allégations mensongères".

"Manipulation de la réalité" pour Jean-Jacques Urvoas

Le candidat de droite à la Présidentielle a évoqué une "machination", et a estimé "probable" d'être sur écoute (Marine Le Pen a ensuite déclaré qu'elle aussi se pense sur écoute). Cette dernière allégation a déclenché lundi la réaction du ministre de la Justice. "Toute affirmation selon laquelle le candidat des Républicains ou celle du Front national ferait l'objet d'écoutes judiciaires relève au mieux de la pure spéculation et au pire d'une volonté de manipulation de la réalité", a déclaré le garde des Sceaux dans un communiqué.

Le ministre a souligné qu'en "matière judiciaire, les interceptions de communications sont des actes d'enquête dont la mise en oeuvre relève de la seule décision des magistrats indépendants chargés de l'enquête".

La réponse de François Hollande aux accusations de François Fillon pour France Bleu :