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Politique

Campement de migrants à Nantes : "nous sommes indignés par l'attitude de la préfète et de l'Etat"

vendredi 7 septembre 2018 à 17:27 Par Antoine Denéchère, France Bleu Loire Océan

Trois citoyens nantais ont lancé un appel à l'Etat français pour dire leur "indignation" quant à la situation faite aux centaines de migrants qui squattent dans le square Daviais à Nantes. Cette pétition en ligne a recueilli plus de 6000 signatures depuis le 1er septembre.

Plusieurs centaines de migrants sont installés square Daviais, en plein centre de Nantes (6 septembre 2018)
Plusieurs centaines de migrants sont installés square Daviais, en plein centre de Nantes (6 septembre 2018) © Maxppp - Franck Dubray

Depuis plusieurs semaines, des centaines de migrants sont installés dans des tentes en plein cœur de Nantes, dans le square Daviais, dans des conditions sanitaires insalubres. La préfète de Loire-Atlantique, forte d'un jugement du tribunal administratif, avait fait expulser une première fois ce campement sauvage en juillet. Mais depuis, le bâtiment qu'ils occupaient, dans l'ancien lycée Leloup-Bouhier a été évacué, à la demande de la Ville de Nantes cette fois (propriétaire des lieux), et le camp du square Daviais s'est reconstitué : plus de 400 migrants se trouvent là en ce début de mois de septembre.

L'appel de Nantes à l'Etat français"

La préfète de Loire-Atlantique pousse Johanna Rolland, maire socialiste de Nantes, à demander l'expulsion de ce campement du domaine public municipal, Nicole Klein l'a d'ailleurs dit publiquement sur France Bleu Loire Océan ce jeudi. Et elle rappelle régulièrement que l'Etat ne peut pas faire plus en termes de places d'hébergement d'urgence, jugeant la situation "inextricable". C'est ce qui fait réagir trois citoyens nantais engagés. Eric Chalmel, dit "Frap", dessinateur de presse, Goulven Boudic, universitaire et enseignant à la faculté de Droit et Sciences politiques et Frédéric Vasse, dirigeant d'entreprise et ancien conseiller de Jean-Marc Ayrault à la mairie de Nantes, ont mis en ligne le 1er septembre "l'appel de Nantes à l'Etat français".

Nous appelons l’État à créer immédiatement des places d’accueil dignes et en nombre suffisant"

Ce texte, adressé au président de la République, au Premier Ministre et au ministre de l'Intérieur, plaide "pour une politique d’asile digne de la France, pour un accueil humain des réfugiés". Ses rédacteurs poursuivent : "nous sommes des citoyens qui vivent à Nantes, confrontés au drame du nouveau « Calais » du square Daviais. Nous appelons l’État à créer immédiatement des places d’accueil dignes et en nombre suffisant, partout en France, pour que cesse ce scandale humanitaire qui déshonore notre pays."

Indignés par les propos de la préfète"

Interrogé par France Bleu Loire Océan, Goulven Boudic pointe du doigt la responsabilité de Nicole Klein : "le point de départ de notre indignation, ce sont les propos de la préfète qui dit que la situation est ingérable et ne sera pas gérée. Or, la politique de l'accueil et de l'asile est une politique de l'Etat et que sa représentante à Nantes dise qu'elle ne fera pas ce travail, ça suscite la nécessité de rappeler que l'Etat a des devoirs et que nous citoyens, nous attendons qu'il les exerce !" L'enseignant demande la création de places d'accueil en nombre suffisant : "tant que l'Etat ne décidera pas de leur création, le square Daviais restera dans l'état dans lequel il est. Et ça n'est pas acceptable pour les migrants et pour les nantais qui assistent quotidiennement à ce spectacle." Vendredi 7 septembre en fin d'après-midi, 6000 personnes (de Nantes et d'ailleurs) avaient signé cet appel sur le site change.org.

Goulven Boudic, l'un des initiateurs de cette pétition en ligne