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Candidate à la présidentielle, Pécresse "met déjà entre parenthèses" l'Ile-de-France, fustige l'opposition

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Par , France Bleu Paris

L'opposition régionale fustige la candidature de Valérie Pécresse à l'élection présidentielle de 2022, qu'elle a officialisée ce jeudi 22 juillet.

Valérie Pécresse va fêter sa victoire
Valérie Pécresse va fêter sa victoire © Radio France - Hajera Mohammad

Officiellement candidate à la présidentielle, Valérie Pécresse_"met déjà entre parenthèses le mandat que les Franciliens lui ont confié"en la reconduisant fin juin à la tête de la région Ile-de-France, a dénoncé jeudi son opposition de gauche.  "Moins d'un mois après sa réélection, Valérie Pécresse met déjà entre parenthèses le mandat que les Franciliens lui ont confié", a réagi Céline Malaisé, présidente du groupe communiste. "Alors que la quatrième vague (de Covid-19) menace et que la crise sociale déferle, elle se préoccupe de son destin personnel. C'est affligeant mais peu surprenant."_ 

"La région n'est pour elle qu'un marchepied"

L'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2022 dans un entretien au journal Le Figaro mis en ligne jeudi. Et ce, au lendemain d'une première séance plénière du conseil régional lors de laquelle la présidente de région (Libres!, ex-LR) a assumé vouloir lancer la quasi-totalité des mesures de son deuxième mandat, qui court jusqu'en 2028.  

Pour Julien Bayou (EELV), le candidat de l'union de la gauche qu'elle a devancé de 12 points au second tour du scrutin, cette candidature annoncée dans la foulée d'une séquence régionale "est la démonstration la plus magistrale: la région n'est pour elle qu'un marchepied".   "On souffre d'une abstention historique mais 20 jours après son élection, elle se présente à la prochaine", tance le secrétaire national d'EELV. "Elle qui revendique de la clarté a été ambiguë tout au long de la campagne, contrairement à d'autres". 

"Trois petits tours et puis s'en va"

Pendant sa campagne régionale, celle qui a succédé à Jean-Paul Huchon (PS) en 2015 s'était refusée à évoquer son possible avenir national, à la différence de son désormais rival à droite Xavier Bertrand, réélu à la tête des Hauts-de-France en proclamant son ambition d'être candidat en 2022.  Pour Maxime des Gayets, président du groupe socialistes et apparentés, "Valérie Pécresse à la région Île-de-France, c'est trois petits tours et puis s'en va. (...) Ses promesses de campagne ne sont déjà que des souvenirs".  Pour Paul Vannier, président du groupe Insoumis, la présidente "se dédie de ses engagements auprès des Franciliens" en se lançant dans la course à l'Elysée. "Elle incarnera dans la primaire de son camp le courant d'une droite tendance années 1980: dure, obsolète et désintéressée des grands défis de notre temps".

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