Politique

Carlos Da Silva : "Si on continue comme cela, c'est l'assurance de ne pas figurer au second tour"

Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris Région mercredi 31 août 2016 à 15:11

Carlos Da Silva, député de l'Essonne et président du groupe socialiste à la région Ile-de-France
Carlos Da Silva, député de l'Essonne et président du groupe socialiste à la région Ile-de-France © Radio France

Carlos Da Silva, député de l'Essonne et président du groupe socialiste à la région Ile-de-France, était l'invité de France Bleu ce mercredi matin. La rentrée scolaire en région parisienne mais aussi la démission d'Emmanuel Macron ont notamment été abordées.

"Si on continue comme cela, c'est l'assurance de ne pas figurer au second tour"

Invité ce mercredi de France Bleu matin, le député de l'Essonne et président du groupe socialiste à la région Ile-de-France, Carlos Da Silva réagissait à la démission d'Emmanuel Macron du gouvernement : "depuis quinze jours, on a un candidat quasiment tous les jours et si on continue comme cela, c'est l'assurance de ne pas figurer au second tour de la présidentielle, en 2017!" avant d'ajouter "ce n'est pas le jeu de la démocratie surtout quand vous n'êtes rien et que vous avez été fait par le Président de la République. Ce n'est pas le jeu de la démocratie quand vous savez que vous faites courir le risque que le second tour se joue entre l'extrême droite et la droite extrême."

Carlos Da Silva au micro France Bleu Paris de Noe Da Silva

"Ce qu'elle proposait était totalement irréalisable"

En tant que président du groupe socialiste à la région Ile-de-France, Carlos Da Silva a également bien sûr parlé de la rentré scolaire en région parisienne, s'en prenant à Valérie Pécresse, présidente LR de la région : "à l'heure où je vous parle, rien de concret n'a été voté pour un grand plan de rénovation ou de construction de lycées en Ile-de-France" a déploré Carlos Da Silva. Il est également revenu sur les tests salivaires anti-drogue que voulaient la région pour les lycées franciliens : "quand Valérie Pécresse a présenté cette mesure totalement démagogique, nous avions dit qu'il n'y avait aucun rapport entre la lutte contre le décrochage scolaire et la consommation de stupéfiants. Ce qu'elle proposait était totalement irréalisable. (...) Dans ce pays, il y a des lois et il faut que les délibérations régionales les respectent et si elle veut lutter contre la consommation de stupéfiants qu'elle renforce les dispositifs sanitaires. Qu'elle agisse concrètement plutôt que de faire des propositions dont elle sait très bien qu'elles sont inacceptables du point de vue constitutionnel".

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