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Carole Delga : "Oui à l'ouverture des commerces le 27 novembre et aux stations de ski cet hiver"

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Par , France Bleu Occitanie

ENTRETIEN - La présidente PS de la région Occitanie était l'invitée de France Bleu Occitanie ce vendredi. Elections régionales, Bosch, Green Deal, saison d'hiver dans les Pyrénées, Carole Delga a commenté l'actualité en Occitanie.

Carole Delga se présente pour un second mandat en 2021.
Carole Delga se présente pour un second mandat en 2021. © Radio France - Sylvie Duchesne

Alors que les élections régionales prévues initialement en mars prochain devraient être décalées au mois de juin, la présidente sortante de la région, grande favorite du scrutin, continue de parcourir l'Occitanie, de défendre son bilan et d'avancer ses pions pour l'après-élection. Entretien.

La sortie de la semaine, c'est celle du maire de Rodez qui vous accuse de ne pas avoir accompagné les salariés de la Bosch. Pourquoi dîtes-vous que c'est un mensonge ?

Personne ne peut croire que la Région ne s'intéresse pas à l'avenir de la Bosch. Il y a des preuves : nous avons financé la formation de 100 salariés pour la diversification de l'entreprise, nous avons travaillé sur des contacts avec l'aéronautique, sur l'hydrogène. Tout ça c'est de la fureur politicienne. L'actualité de la semaine, ce sont ces dizaines de milliers d'emplois supprimés en France et en Occitanie. Quand on est élu, il faut être à la hauteur, ne pas être dans des délires, des attaques. Il faut faire preuve de sang-froid, rassembler et travailler.

Cela veut dire que la campagne des régionales est lancée, que Christian Teyssèdre est candidat face à vous ?

Il n'en est pas à sa première attaque contre moi. Il avait menti aussi à propos de la cathédrale. Interrogez-le sur ses vraies motivations, moi ça ne m'intéresse pas. Moi je suis mobilisée, notamment pour amener des masques pour nos enfants et faire des tests gratuits, comme en Ariège. Ensuite, on aide les entreprises, les petits commerces, la culture, l'aéronautique, l'évènementiel. On a du pain sur la planche alors ce genre de polémiques minables, je ne m'y attarde pas.

"Pour gouverner une région, il faut du sang-froid et savoir rassembler".

Ces attaques vont se multiplier, il faut s'y attendre...

Ce serait bien qu'une campagne électorale soit surtout une présentation de projets, pas des attaques personnelles. La politique, c'est avoir une vision. Je me représente car je veux continuer le travail de transformation de notre modèle de développement. Il nous faut un capitaine dans cette période difficile, qui a la tête sur les épaules et la capacité de rassembler et de travailler ardemment.

On vous dit favorite. Comment réagissez-vous ?

Je crois surtout qu'une élection n'est jamais gagnée ou perdue, il faut rester humble. Objectivement, je ne me préoccupe pas de ces élections qui vont être certainement reportées en juin. Je vois le tsunami social et économique, j'écoute vos ondes ce matin, j'entends la Banque Alimentaire rappeler qu'en six mois, ils ont amené autant d'aide qu'en un an. La Région achète les surplus de nos agriculteurs pour les donner aux associations. C'est ça la vraie politique, agir pour les gens, trouver des solutions.

Le seul candidat déclaré contre vous pour l'instant, c'est l'écologiste Antoine Maurice. La gauche est divisée alors que vous l'avez soutenu aux municipales à Toulouse...

Oui c'est la vie politique. J'ai beaucoup d'estime pour mes concitoyens, ma passion c'est servir les habitants de l'Occitanie. Dans le champ politicien, il n'y a pas que des agréables surprises , il y a aussi des déceptions, c'est ainsi.

"Antoine Maurice ? C'est la politique, parfois il y a des déceptions."

Vous venez de voter en session plénière à la Région le Green New Deal. Quelques exemples concrets ?

Un fond agricole pour permettre aux jeunes de s'installer. La Région achète les terres, les porte financièrement pendant sept à dix ans, le temps que les jeunes agriculteurs s'équipent, investissent pour qu'après ils nous rachètent ces terres. Autre exemple : l'écochèque-réparation qui favorise l'économie circulaire. J'ai un vieux vélo, il faut le réparer, la Région va aider. Je veux réparer ma machine à laver et je n'en ai pas les moyens, la Région va aider.

Le Green New Deal, c'est aussi un grand plan Vélo pour développer les pistes cyclables et un chèque mobilité-emploi pour pouvoir louer une voiture quand les transports en commun ne sont pas possibles pour retrouver un travail.

Les aides régionales complètent-elles les aides de l'Etat, ou les remplacent-elles ?

Les deux. Nous complétons les aides économiques aux entreprises, nous avons aidé 48.000 entreprises soit 250.000 emplois. Nous sommes aussi en partenariat sur la transition vers les énergies renouvelables, la technologie de l'hydrogène plus spécifiquement chez nous. Mais nous remplaçons l'Etat sur l'aspect sanitaire : nous avons commandé 22 millions de masques pour les enfants dans les écoles ou les lycéens, des masques fabriqués en Ariège et dans le Tarn. 

La Région a dû se substituer à l'Etat pour fournir des masques

N'êtes-vous pas trop ambitieuse ? Nous ne sommes pas sur le modèle fédéral allemand avec des régions très puissantes...

La Région ne fait rien toute seule, nous travaillons avec les acteurs concernés : les chambres consulaires, les organisations professionnelles, les chambres d'agriculture, les associations culturelles, etc. La Région peut fédérer et sa taille lui permet d'avoir une force d'action. Nous devons répondre aux préoccupations d'emplois, sanitaires, environnementales.

Faut-il ouvrir les petits commerces dès le 27 novembre ?

Oui bien sûr, je l'ai déjà dit. C'est indispensable. Des protocoles sanitaires ont été mis en œuvre déjà. Je fais mes courses dans des commerces indépendants, qui ne font pas rentrer plus de deux clients, il y a des affiches à l'entrée etc. Nos commerçants ont fait de gros efforts, il faut les soutenir, nous en avons besoin en terme d'emplois et en terme de liens.

Comment voyez-vous la saison d'hiver dans les stations de ski des Pyrénées ?

Nous demandons la réouverture des restaurants et pour les stations de ski, oui l'ouverture si il y a de la neige. En respectant bien sûr les distanciations sociales, les consignes d'aération et les consignes globales d'hygiène. Respectons aussi la limite des six personnes dans notre sphère privée. C'est comme cela que nous gagnerons la bataille contre le virus.

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