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VIDÉO - Carole Delga au lendemain de sa victoire aux régionales : "Mon avenir, c'est la Région Occitanie"

Carole Delga, réélue largement à la tête de la région Occitanie dimanche, a choisi France Bleu pour sa première interview ce matin. Forte de près de 58% des suffrages, la socialiste entame un deuxième mandat à la tête d'une majorité plus confortable et face à une opposition LR/RN plus hétérogène.

Carole Delga a passé une demi-heure sur les quatre locales de France Bleu en Occitanie au lendemain de sa victoire.
Carole Delga a passé une demi-heure sur les quatre locales de France Bleu en Occitanie au lendemain de sa victoire. © Radio France - Bénédicte Dupont

À la tête d'une liste PS-PRG-PC, la présidente socialiste sortante de l'Occitanie Carole Delga a largement été réélue ce dimanche 27 juin lors du deuxième tourd des élections régionales. La Commingeoise figure parmi les sortants les mieux élues de France, avec près de 58% des suffrages. Elle a choisi le réseau France Bleu pour sa première interview. Elle a commencé que la première personne à laquelle elle a pensé après sa victoire, c'est sa grand-mère. 

Plus de 57% des voix hier soir au second tour des régionales, vous êtes la présidente sortante la mieux réélue de France. C'est une fierté ou pas? 

C'est un élan qui est donné, c'est la reconnaissance du travail et c'est l'amplification qu'on va pouvoir mener sur notre nouveau modèle de développement qu'on a mis en place en Occitanie pour concilier l'emploi et l'écologie. C'est aussi l'approbation d'une pratique politique où j'ai toujours voulu mettre en œuvre beaucoup de proximité, beaucoup de sincérité, de fidélité et toujours de clarté dans le projet que j'ai présenté à mes concitoyens.

Vous êtes habillée en vert ce matin : pied de nez aux écologistes avec qui vous n'avez pas fusionné dans l''entre deux tours ?

Non c'est surtout mon goût pour la mode et puis on me dit que le vert me va bien. Je pense qu'il va bien aussi à la France le vert. 

Plus de 30 points de plus que le candidat du Rassemblement National Jean-Paul Garraud hier au second tour, ça aussi, c'est une fierté ?

Oui, c'est une fierté, et surtout, c'est une sécurité pour la République. Quand je vois le score de l'extrême droite qui baisse en Occitanie de plus de dix points, mais aussi sur l'ensemble de la France, je me dis que la menace pour la République s'amoindrit, mais que pour autant, il faut rester très vigilant et qu'il faut entendre le vote des électeurs du Front national. C'est souvent un vote de désespoir et on doit continuer à travailler, à apporter des solutions pour que chacun se reconnu, que chacun se sente reconnu, intégré dans notre société.  

Carole Delga, ça fait des mois que vous êtes donnée favorite, est-ce qu'un seul instant vous vous êtes dit et si j'étais battue ?

Je travaille toujours avec beaucoup de doute et je n'ai jamais de certitudes et encore moins une assurance méprisante. Chaque matin quand je me lève, je me dis mais comment tu peux faire aujourd'hui mieux pour la population dont tu as la responsabilité.

Participer dans un collectif au redressement de ce pays oui mais il n'y a pas d'ambition personnelle." 

C'est quand même un regret de ne pas avoir été élue par plus de monde ? Avec autant d'abstention ?

C'est un regret pour la démocratie en France parce que je rappelle que l'abstention en France est encore plus élevée 65%. C'est un regret. C'est un signal que nous envoie le peuple et donc il faut coller à la pratique politique qu'on a initié. En Occitanie, l'abstention est quand même un peu moins élevée. Je pense que c'est lié à la démocratie participative, c'est-à-dire la consultation sur l'alimentation sur le nom de la région. Ça produit des effets. Donc, il faut avoir un pouvoir beaucoup moins centralisé à Paris, beaucoup moins vertical. Il faut arrêter de créer de la déception. Quand on fait une convention citoyenne pour le climat, qui était une bonne initiative, on voit qu'elle ne débouche sur rien de concret. Et cela, on ne peut pas se permettre d'avoir cette déception de la part des citoyens vis à vis des élections et vis à vis de la démocratie. 

Sur votre prochaine mandature, vous décrochez plus d'une centaine de sièges à la région. Vous aurez désormais une opposition au coude à coude entre les Républicains et le Rassemblement national. Quel sera votre principal adversaire?

Mon principal adversaire est 'extrême droite. Bien entendu, parce que c'est l'ennemi de la République. Donc sur ça, c'est toujours clair, c'est toujours une constance. 

Vous considérez que vous allez pouvoir travailler avec les collègues d'Aurélien Pradier des Républicains ?

Que ce soit bien clair : quand on est président de la région, on est président de 6 millions d'habitants et je travaille pour les 6 millions d'habitants, c'est-à-dire quel que soit leurs élus à la région, quel que soit les maires. Moi, ce que je veux, c'est que chaque habitant de l'Occitanie, chaque Occitan, chaque Catalan se sente reconnu, se sente intégré et soit connu dans sa réalité de vie. Donc, bien entendu que je travaille avec toutes les personnes qui veulent être dans cette dynamique.  

Est-ce que vous avez des ambitions nationales ?

J'ai des ambitions pour mon pays. Moi je souhaite que la France se redresse parce qu'avec le niveau d'abstention, avec le taux de chômage que nous avons dans notre pays, on voit bien que la France ne va pas bien. Donc participer dans un collectif au redressement de ce pays oui mais il n'y a pas d'ambition personnelle, il y a un attachement fort pour la France pour la République et j'apporterai ma pierre dans ce collectif là.

Donc Carole Delga n'a pas envie de devenir Présidente de la République dans les prochaines années ?

Non non, Carole Delga, son avenir, c'est la Région Occitanie.

On vous sait très proche d'Anne Hidalgo, maire de Paris, socialiste, est ce que vous pourriez jouer un rôle dans sa campagne si elle est candidate à la présidentielle ? 

Tout d'abord, rappeler qu'Anne Hidalgo, comme le maire de Montpellier, comme la maire de Nantes ou le maire de Nancy, elle travaille et nous travaillons ensemble pour porter un projet de société. Donc, la première des choses, c'est d'avoir un projet de fond. Arrêtons de parler des personnes parlons de la réalité de vie de nos concitoyens, proposons leurs des solutions sur la question de l'emploi, sur la question de la sécurité, sur l'accès à la santé et expliquons comment nous allons investir dans l'avenir, que ce soit dans l'éducation, la recherche, dans la culture, c'est fondamental d'être sur un projet et non pas juste dans une course de petits chevaux pour savoir qui va porter un étendard. 

Est-ce qu'Anne Hidalgo pourrait être la candidate qui pourrait faire gagner la gauche à la prochaine présidentielle ?

Anne Hidalgo en a les qualités, mais nous n'en sommes pas là. Ce que je redis, c'est la volonté que nous nous incarnions cette France du faire. Cette gauche du réel.

Est-ce que pour la prochaine présidentielle, la percée, la victoire potentielle, probable peut-être, de Marine le Rassemblement National vous inquiète ou pas? Ou est-ce que le résultat de ces élections en dit long sur la suite ? 

Vous savez, il faut toujours être très humble en politique. C'est vrai que là nous avons un net recul de l'extrême droite en France. Pour autant, il faut être vigilant, et il faut faire en sorte que la colère dans le peuple ne monte pas pour que justement ça soit un candidat ou une candidate qui est dans la sphère républicaine qui soit élu Président de la République. 

"Il y a toujours une vigilance vis-à-vis des comportements violents des élus de l'extrême droite et de leurs militants."

Pour revenir à la région, vous avez été réélue à la tête de la région Occitanie. Carole DELGA, comment vous allez manœuvrer avec l'opposition qui devient multiple désormais à la fois les républicains et les frontistes ?

Mais c'était déjà le cas, donc là ça ne va rien changer sur le fonctionnement. Avec respect, bien sûr, pour l'ensemble des élus, mais avec un combat toujours affirmé contre ces idées et contre les pratiques politiques des élus d'extrême droite. Je rappelle que ces élus ont fait preuve envers moi souvent de menaces physiques ou d'insultes au sein même de l'hémicycle. Mais c'est grave quand même. Quand vous avez un élu de la République qui se lève et qui va menacer la présidente de région, qui s'approche d'elle, c'est grave quand ceux sont aussi des élus régionaux qui portent atteinte à ma vie privée et qui manifestent devant mon domicile personnel pour essayer de m'impressionner. Je rappelle la dernière tentative d'intrusion d'un groupuscules d'extrême droite dans une salle de réunion. Donc il y a toujours une vigilance vis-à-vis des comportements violents des élus de l'extrême droite et de leurs militants. 

Mais on a entendu Aurélien Pradié, candidat républicain, qui veut vraiment prendre une place importante dans l'opposition. Quel regard vous portez là-dessus ?

L'avenir nous le dira. Il est quand même aussi député. Il va maintenant prendre la pleine mesure de ce qu'est la Région Occitanie. Il l'a pas tout à fait réalisé. C'est beaucoup de travail. Je ne vois pas comment ça va être tout à fait compatible entre une fonction de député et un vrai travail de fond pour la Région et sur les treize départements.

Carole Delga répond aux auditeurs de France Bleu

Interrogée par Jacques sur ce qu'elle voudrait faire et qu'elle n'a pas fait jusqu'ici 

C'est amplifier la rentrée scolaire la moins chère de France, c'est donc la gratuité du transport scolaire qui va être mis en œuvre sur les treize départements pour les 180.000 enfants qui prennent les transports collectifs. Et donc, là, je n'avais pas pu le faire sur ce mandat parce que nous avions onze tarifications différentes. Donc, petit à petit, je les ai unifiées. C'est également une aide à la garde d'enfants pour les familles monoparentales qui vont retrouver un emploi, que ce soit par la formation ou sur les six premiers mois d'un nouveau contrat. Et puis, c'est pouvoir aussi soutenir les entreprises pour cette sortie de crise, pour la relance, parce que les prêts garantis par l'État vont s'arrêter donc, la Région va proposer de les rallonger pour les entreprises qui ne peuvent pas les rembourser, et pour les entreprises qui seront en difficulté, on va transformer ce prêt en capital pour structurer le haut de bilan et la région pourra être actionnaire.

Interrogée par Sandrine sur l'insécurité, les incivilités, que va t-elle faire ?

Déjà, ce que j'ai fait : j'ai doublé le nombre de places dans les trains qui sont sous vidéosurveillance. Il y a six ans, c'était 40% des places, aujourd'hui, c'est 80, on va aller jusqu'à 100%. Donc on va finir aussi de sécuriser l'ensemble de nos nos lycées. On est à 83% des lycées qui ont été refaits, en particulier dans les entrées, pour sécuriser les abords. Ça va être la sous deux ans 100% des lycées. Je vais également soutenir les polices municipales à travers une subvention pour l'achat de camions mobiles, pour la réfection des locaux, pour la formation. 

Et puis surtout, je vais demander au gouvernement qu'on ait une zone de défense propre à l'Occitanie. Aujourd'hui, le préfet de région en Occitanie doit prendre ses ordres à Marseille, c'est totalement inefficace et moi, je veux soutenir la police nationale, la gendarmerie et la Sécurité civile en donnant un vrai état major sur la zone de défense qui sera basée en Occitanie. 

"Il y aura un retour sur le terrain, c'est ce qui me ressource."

Carole Delga assure qu'elle ira à Martres Tolosane à la rencontre des électeurs : "Je continue à les voir très régulièrement mes Martraises et mes Martrais, et puis les Commingeoises et les Commingeois, il y aura un retour sur le terrain, c'est ce qui me ressource." Quand elle pourra prendre quelques jours de vacances, en août, Carole Delga ira en Aubrac.

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