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Carole Delga : "J'ai tout de suite pensé à une action de l'extrême-droite"

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu Roussillon

Après l'intrusion de militants d'extrême-droite au sein de l'Hôtel de région d'Occitanie ce jeudi 25 mars à Toulouse, la présidente Carole Delga condamne cette action et raconte les menaces de mort dont elle fait régulièrement l'objet.

Carole Delga va porter plainte, après l'intrusion de militants d'extrême-droite au sein de l'hémicycle régional.
Carole Delga va porter plainte, après l'intrusion de militants d'extrême-droite au sein de l'hémicycle régional. © Maxppp - Nicolas Parent

Carole Delga va porter plainte, après l'intrusion de militants d'extrême-droite, ce jeudi 25 mars, au sein de l'hémicycle régional, à Toulouse. Alors qu'elle menait l'assemblée plénière, la présidente socialiste d'Occitanie a été interrompue par l'entrée violente de membres d'Action Française, aussitôt repoussés par les agents de sécurité de la Région.

Dans un entretien à France Bleu Occitanie jeudi soir, Carole Delga raconte qu'elle reçoit des menaces de mort très régulièrement et demande la dissolution d'Action Française. Elle dit aussi "apprécier" le soutien du président de la République. Emmanuel Macron lui a envoyé un message dans l'après-midi.

Avec le recul, quelle est votre réaction à froid ?

J'ai toujours gardé mon sang froid et j'ai toujours été très lucide. Ce sont les actes habituels de l'extrême-droite depuis cinq ans que je suis présidente de la Région. J'ai été l'objet de nombreuses attaques, notamment de la part de certains conseillers régionaux du Front national qui ont essayé de m'intimider avec des gestes, avec également des insultes. Et ce groupuscule d'extrême droite, Action Française, utilise aussi des méthodes violentes. Ils se sont introduits par effraction et ont tenté de perturber le dispositif de vote que nous étions en train de réaliser.

Sur le moment, est-ce que vous comprenez ce qui se passe ?

Sur le moment, j'ai de suite pensé à des actions d'extrême droite parce que, malheureusement, j'ai dû porter plainte à de nombreuses reprises pour des courriers de menaces de mort sur moi-même ou ma famille. Là encore, fin janvier, j'ai eu un message sur mon téléphone personnel, à la maison, où on m'a aussi menacée de plusieurs balles dans la tête. Et donc là, j'ai pensé de suite à une action militante d'extrême droite. 

Après, avec la banderole, j'ai pu voir que c'était ce groupuscule, Action Française. Mais la marque de l'extrême droite, c'est la violence. Et vous pouvez voir sur les réseaux sociaux toutes les insultes, toutes les menaces de mort qui sont transférées à mon encontre. Et là, c'est le vrai visage de l'extrême droite, que ce soit pour ce groupuscule Action Française que pour le parti du Front national. 

Il y a des complicités pour que ces personnes arrivent à cet endroit là, entrent dans le Conseil régional, pour qu'elles arrivent aussi près de vous ?

Les premiers éléments de l'enquête prouvent que, en effet, ils sont entrés dans les sous-sols de l'Hôtel de région grâce à une complicité. Pour l'instant, il n'est pas établi de façon certaine, vraiment, la personne complice. Mais en effet, l'entrée d'un des sous-sols de l'Hôtel de région a été effectuée grâce à une complicité d'une personne qui avait le badge.

Le président de la République vous apporte son soutien, et condamne cette action. Comment l'accueillez-vous ?

Oui, le président de la République m'a envoyé un texto parce qu'il savait que je présidais l'assemblée et que j'ai voulu que notre séance de travail continue. Il était important que la démocratie gagne par rapport à cette violence. Et je connais l'attachement d'Emmanuel Macron à l'expression démocratique et à son opposition totale à ces idées d'extrême droite. En effet, j'ai eu le message du président Macron. [Le ministre de l'Intérieur] Gérald Darmanin m'a aussi joint. Tous les élus républicains m'ont témoigné leur soutien. Mes collègues aussi, les présidents de régions. De nombreux maires, de nombreux élus et aussi des citoyens qui réagissent, me soutiennent de façon très chaleureuse et très fraternelle.

Ça vous a fait du bien de recevoir ces soutiens, et celui du président de la République en particulier ?

Vous savez, moi, j'apprécie les soutiens de toutes les personnes qui soutiennent la République, tout simplement. Donc, il n'y a pas de ma part une préférence pour telle ou telle personne, parce que vu la situation dans laquelle est notre pays, tous les soutiens à la République sont bienvenus. Bien sûr, je respecte et j'apprécie le geste du président de la République, mais je pense que tous les soutiens sont des encouragements et me donnent toujours la même détermination contre les idées d'extrême droite.

Faut-il dissoudre ce groupuscule Action Française, comme on a dissout Génération identitaire ?

Ce groupe Action Française est vraiment de plus en plus sur des actions violentes et je pense que en effet, il va falloir étudier vraiment la dissolution de tous les groupes, de tous les groupuscules qui sont des menaces pour la République.

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