Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

VIDÉOS - Syrie, SNCF, hôpital, retraites : ce qu'il faut retenir de l'interview d'Emmanuel Macron

jeudi 12 avril 2018 à 14:23 - Mis à jour le jeudi 12 avril 2018 à 16:00 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Emmanuel Macron a livré une longue interview à TF1, ce jeudi. Il est revenu sur la plupart des réformes engagées depuis le début du quinquennat, et a réagi à l'actualité nationale et internationale. Voici ce qu'il faut en retenir.

Emmanuel Macron, dans la salle de classe de l'école à Berd'huis, le 12 avril 2018.
Emmanuel Macron, dans la salle de classe de l'école à Berd'huis, le 12 avril 2018. © Maxppp -

Le président de la République était l'invité du JT de 13h de TF1, ce jeudi. Durant une heure, il a été interrogé dans une salle de classe d'une école de Berd'huis (Orne). Il est revenu sur la plupart des réformes lancées, sans faire de réelle annonce. Voici ce qu'il faut en retenir.

"Oui, des armes chimiques ont été utilisées en Syrie"

Le président de la République a affirmé que la France avait désormais "la preuve que la semaine dernière, des armes chimiques ont été utilisées par le régime de Bachar Al-Assad". "En aucun la France ne laissera une escalade se faire, ou quoi que soit qui puisse endommager la stabilité de la région", a ajouté Emmanuel Macron, qui a précisé que des décisions seraient prises "en temps voulu", au moment le "plus utile et efficace". Il n'a pas explicitement parlé de frappes militaires, évoquées par Donald Trump mercredi soir.

"Je fais ce que j'ai dit"

Emmanuel Macron s'est également attaché à défendre les multiples réformes engagées depuis le début de son quinquennat. "C'est le monde qui va trop vite !", a-t-il défendu, "c'est notre pays qui, depuis trop longtemps, n'avait pas fait ce qui devait être fait"

"Je fais ce que j'ai dit", a par ailleurs rappelé Emmanuel Macron, évoquant le fond des réformes. "Peut-être qu'on est plus habitué mais tout ce que je fais je l'ai dit et expliqué".

Emmanuel Macron a enfin balayé l'étiquette de "président des riches" qui lui est parfois accolée. "Je suis le président de tous les Français : les riches n'ont pas besoin de président, ils se débrouillent très bien tout seuls".

"Une réforme de la SNCF indispensable"

Le gouvernement ne renoncera à la réforme de la SNCF, qui est "indispensable". "On a besoin d'un chemin de fer fort (...) et la réforme va le renforcer", a-t-il plaidé, précisant au passage que l'entreprise ne sera pas privatisée et restera une entreprise publique. "Je le garantis absolument, ce sera dans la loi. 100% de capitaux d'Etat", a-t-il promis.

Il a également confirmé que la dette de la SNCF sera reprise à la charge de l'État mais seulement "pour partie" et "progressivement" à mesure que les réformes entrent en vigueur. À condition qu'elles entrent effectivement en rigueur.

"On va plus investir dans l'hôpital"

Emmanuel Macron fera "à l'été des annonces" sur le thème de l'hôpital public, avec un mot d'ordre : "On va mettre plus de moyens". Mais à la condition de réorganiser une partie du système. Une allusion à la disparition de certains services d'urgences. Dans certains hôpitaux il n’y a quasiment plus de patients, c’est une réalité. On va essayer de mieux organiser les choses, avec des maisons de santé, pour que tout le monde n’aille pas aux urgences, parce que ça coûte plus cher à tout le monde". 

Forfait social sur l'intéressement dans les PME

Le forfait social sera supprimé sur l'intéressement pour toutes les entreprises de moins de 250 salariés à compter du 1er janvier 2019, a annoncé Emmanuel Macron. "On a permis qu'il y ait plus de flexibilité (dans les entreprises), on doit permettre aussi quand ça va mieux que tout le monde puisse en profiter", a ajouté le chef de l'Etat. La décision annoncée par le président de la République sera intégrée au futur projet de loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), dont un des objectifs est de renforcer l'intéressement et la participation des salariés des entreprises.

"Je n'ai jamais pris un retraité pour un portefeuille"

Le président de la République a réagi aux critiques émises par les retraités qui dénoncent la hausse de CSG, qui fait mécaniquement baisser leurs pensions. "J'ai demandé un effort aux 60 % de personnes retraitées qui paient la CSG au taux normal", a concédé de nouveau le chef de l'État, "je leur dis merci mais je n'ai jamais pris un retraité pour un portefeuille"

Il a ensuite réexpliqué la raison de cette augmentation de la CSG, en interpellant les retraités directement. "Vous passez dix ou quinze ans de plus à la retraite que vos parents en moyenne, [...] si on ne fait pas cet effort dans cinq ou dix ans on n’arrivera plus à financer notre système de retraite".

"Tout le monde sera exonéré de taxe d'habitation d'ici 2022"

Comme évoqué par le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, en novembre dernier, Emmanuel Macron a confirmé que l'objectif était d'exonérer 100% des foyers fiscaux de la taxe d'habitation d'ici la fin du quinquennat. 

"Les économies de l’Etat serviront à compenser la [perte de] taxe d’habitation pour les communes, à l’euro près", a-t-il assuré pour rassurer ces communes.

"Le financement étranger des mosquées sera contrôlé par l'État"

Questionné sur la thématique du terrorisme islamiste, le président de la République a déploré l'existence de "mosquées qui ne respectent pas les lois de la République". "Elles seront fermées", a-t-il déclaré. Pour assurer un meilleur encadrement de l'exercice du culte, il a ensuite évoqué le "financement caché" de certaines mosquées, estimant que les fonds en provenance de l'étranger "seront contrôlés par l'État", sans préciser comment. Une annonce est attendue "dans les prochains mois".

Une lutte contre le terrorisme qui passe également par "la reconquête de nos quartiers", a-t-il conclu sur ce thème, plaidant pour un "retour des services publics dans les quartiers sensibles, de retour dans l’école, moins d’élèves par classe, lutter contre la discrimination à l’embauche, aider les jeunes de ces quartiers qui sont parfois discriminés à obtenir des CDI… La réponse, c’est ce tout".

"Si ça ne marche pas, on ne continuera pas la limitation à 80 km/h"

"Notre sang s'est échauffé sur cette affaire", a estimé Emmanuel Macron, questionné sur le mécontentement provoqué par la diminution de 90 à 80 km/h de la limitation de vitesse sur les routes secondaires. "Les Françaises et les Français ça les ennuie toujours qu'on régule la route", a-t-il estimé en appelant au calme. Une expérimentation de deux ans qu'il défend. "On rendra transparent les résultats, et si ça ne marche pas, on ne continuera pas".

"L'argent qui sera perçu, s'il y a des contraventions (...) on le mettra dans les hôpitaux qui soignent les blessés de la route", a-t-il promis.

"L'ordre républicain sera rétabli à Notre-Dame-des-Landes"

Interrogé sur les expulsions en cours depuis le début de la semaine sur le site de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, Emmanuel Macron a dénoncé une occupation "illégale". "Les gens qui aujourd’hui manifestent sont présents et créent du trouble, ils n’ont plus de raison de le faire car il n’y aura pas d’aéroport"a-t-il estimé. "Je souhaite que les agriculteurs qui sont sur place puisse le développer mais ce n’est pas ça le désordre", a-t-il ajouté.

Des "professionnels du désordre" dans les facs

"Dans beaucoup d’universités occupées, ce ne sont pas des étudiants, mais des professionnels du désordre qui doivent comprendre que nous sommes dans un Etat d’ordre", a vivement réagi le Président, questionné sur les blocages qui perturbent les examens dans plusieurs facs. Pas question, au passage, de valider les examens d'étudiants grévistes. "Ils doivent comprendre, s’ils veulent leurs examens, qu'ils doivent les réviser, car il n’y aura pas d’examens en chocolat dans la République".

"Merci pour votre accueil"

Emmanuel Macron a terminé l'émission en rédigeant un mot destiné aux enfants de l'école dans laquelle l'entretien s'est déroulé. "Je compte sur vous pour bien apprendre", a écrit le Président. 

  - Visactu
© Visactu -