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Municipales : ce qu'il faut retenir du premier tour dans l'Hérault

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Hérault

Le suspens à Montpellier, le flop de "l'union des droites", les maires plébiscités, les surprises... Voici ce qu'il faut retenir de ce premier tour des élections municipales 2020 dans l'Hérault.

Illustration. Le premier tour des élections municipales dans l'Hérault a marqué l'échec de "l'union des droites"
Illustration. Le premier tour des élections municipales dans l'Hérault a marqué l'échec de "l'union des droites" © Radio France - Florence Gotschaux

Un bien étrange premier tour pour ces municipales 2020, sur fond de crise du coronavirus. Des bureaux de vote vides, des QG sans militant, la tenue incertaine du second tour. France Bleu Hérault revient sur les informations marquantes de la soirée

Une abstention record

L'abstention a battu tous les records : 65% à Montpellier par exemple contre 48% en 2014, soit 17 points de plus. En cause, évidemment, l'épidémie de Covid-19. C'est à Saint-Brès que l'on a sans aucun doute battu un record : 17% de participation seulement et le maire sortant Laurent Jaoul élu avec 330 voix pour 3.000 habitants. 

Unique candidat en lice, il avait appelé les électeurs à ne pas se déplacer. "Il faut croire qu'ils m'ont compris", plaisantait-il dimanche soir. En 2014, la participation dans son village approchait les 80%. Un écart vertigineux de plus de 60 points

Partout la participation s'est effondrée : 41% à Lunel, 39% à Villeveyrac, 29% à Saint Aunès. Mais il y a quand même des exceptions à Saint-Chinian ou Candillargues : 71% de participation, et même à La-Salvetat-sur-Agout : 78%. Autant de communes où le virus n'a pas effrayé les électeurs.

Trois candidats au second tour de Montpellier

À Montpellier, Philippe Saurel est en tête avec 19,11% des votes (9.908 voix), ce qui est peu pour un maire sortant. Derrière lui, le socialiste Michaël Delafosse réalise un score inattendu, second avec 16,66% (8.636 voix). Mohed Altrad, qui remporte 13,30% des voix (6.899 voix), est le dernier qualifié pour cette triangulaire qui aura lieu dimanche 22 mars. 

Viennent ensuite deux candidats arrivés tout juste sous la barre des 10% : Rémi Gaillard récolte 9,58% des suffrages exprimés. Il lui manque 212 voix pour pouvoir se maintenir. Alenka Doulain pour la liste citoyenne Nous Sommes est à 9,25% des suffrages. Les sondages ne l'avaient pas vue aussi haute. 

Quant aux deux candidates écologistes, elle sont quasiment à égalité, à 7%, avec 87 voix d'écart seulement. Le député LREM Patrick Vignal n'a pas réussi à décoller pendant cette campagne, avec 6 % seulement. 

À noter aussi, la grosse déconvenue du candidat du RN qui ne passe pas la barre des 5 %. Au total donc cinq listes peuvent envisager une fusion avec celles du trio de tête, les négociations ont déjà commencé.

Du suspense à Sète 

À Sète, le maire sortant François Commeinhes arrive en tête avec 35%. Une petite victoire pour le candidat, soutenu par LREM et LR, qui après trois mandats avait face à lui deux anciens adjoints. Il devance finalement quatre autres listes qui toutes naviguent entre 10 et 20 %. 

Première surprise, Sébastien Pacull, ancien patron des Républicains dans l’Hérault soutenu par le Rassemblement national, n’arrive que quatrième (14%), ni plus ni moins le score de la candidate FN en 2014 (14.38%). 

On retiendra ensuite le bon score de la liste citoyenne soutenue par EELV et La France Insoumise et le PCF : Alternative Sétoise est deuxième à plus de 19,24%, tout juste devant le socialiste et ancien député Sébastien Denaja (17,7%). Nul doute que les tractations vont aller bon train pour unir la gauche en vue du second tour. 

"L'union des droites" n'a pas fonctionné

On disait l'Hérault laboratoire de l'union des droites, cette alliance droite-extrême droite théorisée et défendue par Robert Ménard. Mais l'expérimentation prouve qu'une telle stratégie ne s'exporte pas facilement en dehors de Béziers. 

Si Robert Ménard est triomphalement réélu chez lui dès le premier tour avec 69% des voix, il est bien le seul à qui ce mariage a souri. 

À Sète notamment, l'ex patron des Républicains dans l'Hérault et ancien adjoint au maire, Sébastien Pacull pensait gagner des points en s'alliant avec le parti de Marine Le Pen, mais c'est un flop. Il n'arrive que quatrième avec 14% des voix.  

Même chose à Lunel où des militants LR ont rejoint la candidate frontiste Julia Plane, pensant élargir leur base électorale. Leur liste n'est que troisième. Et avec 21%, elle fait un moins bon score que lors des dernières municipales (24.53%).  

L'extrême droite cale, là où elle comptait faire une percée. Deuxième à Frontignan avec 28% (29,71% en 2014), troisième à Agde avec 15,7%. À Mèze aussi, la liste qui se revendiquait de l'union des droites doit se contenter de la troisième marche avec 12%. Une surprise et même "une déception" de l'aveu même de Robert Ménard. 

"Les candidats n'ont pas eu le succès qu'ils escomptaient". Robert Ménard, maire réélu de Béziers

Réélus dans un fauteuil :

Sont réélus, entre autres, dès le premier tour et dans un fauteuil :

  • Pierre Vidal à Cazouls-les-Béziers  (85%)
  • Stephan Rossignol à La Grande Motte (69,20%)
  • Jacques Martinier à Fabrègues (74%)
  • Cyril Meunier à Lattes (58%)
  • Michel Cassar à Pignan (56%)
  • Christian Jeanjean à Palavas_les-Flots (53%)
  • Michel Fratissier à Ganges 

Ballottages

  • À Frontignan, quatre candidats sont en position de se maintenir. Le dauphin du maire sortant Michel Arrouy est arrivé largement en tête.
  • À Lodève, on se dirige aussi vers une quadrangulaire : Gaëlle Lévêque (première adjointe) arrive largement en tête.    
  • À Castelnau-le-Lez, le maire sortant Frédéric Lafforgue est en ballottage favorable, tout comme René Revol à Grabels et Jean-Pierre Rico à Pérols.
  • À Lunel, c'est très serré entre le maire sortant Claude Arnaud et son premier adjoint : 63 voix d'écart. 
  • Surprise à Prades-le-Lez, où le maire sortant Jean-Marc Lussert est en ballottage défavorable face à Florence Brau la candidate d'union de la  gauche autour d'EELV, qui arrive largement en tête avec 44 % des voix.
  • À Clermont l'Hérault aussi, le second tour est indécis. Le maire sortant Salvador Ruiz n'arrive qu'en deuxième position derrière Marie Passieux, vice présidente du conseil départemental.

Des maires sortants en difficulté

À Lunel-Vieil, le maire sortant Jean Charpentier est en déroute totale avec seulement 13 % des voix contre son premier adjoint Fabrice Fenoy qui manque de 58 voix l'élection dès le premier tour.

À Pézenas, le maire sortant englué dans des affaires judiciaires, est en ballottage défavorable contre Armand Rivière qui manque lui aussi l'élection dès le premier tour de quelques voix. 

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