Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Qui est Jean Gaborit, ce Vendéen qui succède à Alexandre Benalla à l'Elysée ?

-
Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

Même si l'Elysée ne communique pas sur le sujet, France Bleu Loire Océan en a la confirmation : c'est Jean Gaborit, 25 ans, qui succède à Alexandre Benalla à la chefferie de cabinet de l'Elysée. Ce Vendéen est l'un des cofondateurs des Jeunes Avec Macron et a la confiance du Président. Qui est-il ?

Jean Gaborit, lors d'une rencontre des Jeunes Avec Macron, le 21 octobre 2017 à Paris
Jean Gaborit, lors d'une rencontre des Jeunes Avec Macron, le 21 octobre 2017 à Paris © Maxppp - Vincent Isore

C'est le journal L'Opinion qui l'a révélé jeudi dernier. Et France Bleu Loire Océan en a la confirmation : le Vendéen Jean Gaborit, 25 ans, succède à Alexandre Benalla à la chefferie de cabinet de l'Elysée, même si ni la présidence de la République ni l'intéressé ne s'expriment à ce sujet. 

Il aime le terroir et sa Vendée"

Jean Gaborit ne ressemble pas vraiment aux énarques qui peuplent généralement le cabinet du président de la République. Diplômé de l'IUT information-communication de Lannion (en 2014), Jean Gaborit est décrit par plusieurs militants En Marche qui le connaissent bien comme "quelqu'un de discret et très bosseur".  L'un d'eux précise : "C'est un campagnard, et je ne dis pas ça négativement. Il aime le terroir, sa Vendée." Et ce marcheur poursuit : "Le père de Jean Gaborit est fauconnier au Puy du fou, son frère y est aussi. Et Jean partait souvent au Puy du Fou le week-end ou certains soirs parce qu'il intervenait sur des spectacles historiques". Interrogé, le directeur du Puy du Fou, Nicolas de Villiers, confirme que "Jean Gaborit a été puyfolais", c'est-à-dire bénévole. Et à en croire Ouest-France du 31 juillet dernier, le jeune homme a joué cet été encore, pendant ses vacances, dans le spectacle nocturne du Puy du fou. 

Jean Gaborit (devant au milieu avec les lunettes) lors de la Grande Marche, à Nantes en 2016 (compte Twitter de Jean Gaborit) - Aucun(e)
Jean Gaborit (devant au milieu avec les lunettes) lors de la Grande Marche, à Nantes en 2016 (compte Twitter de Jean Gaborit) -

Jean Gaborit, en plus de cet attachement à la Vendée, aime la politique. Il fut d'ailleurs candidat aux municipales sur une liste en 2014 dans sa commune, Les Epesses, et a vite adhéré aux mouvement des jeunes socialistes. "Il est passé en stage au service presse du PS à Paris", raconte un proche. Mais son destin change quand, avec d'autres issus des jeunes socialistes (qu'on appelle communément la bande de Poitiers, autour de Stéphane Séjourné ou encore Sacha Houlié), il fonde en 2015 les Jeunes avec Macron. Car il croit en l'avenir de celui qui est alors ministre de l'économie de François Hollande. Installé à Nantes, où il fonde même sa petite société de conseil (liquidée depuis peu), Jean Gaborit "a pour mission de structurer En Marche dans la région, et il sera la cheville ouvrière de l'organisation de la Grande Marche à Nantes". Cette initiative lancée au printemps 2016 vise à recueillir les avis et témoignages de milliers de citoyens partout en France. Jean Gaborit fait d'ailleurs du porte-à-porte à Nantes dans ce cadre et s'exprimera dans les médias locaux. 

Jean Gaborit répond à France Bleu Loire Océan, lors de la Grande Marche à Nantes le 28 mai 2016

Un autre marcheur raconte l'un des "faits d'armes" de Jean Gaborit à cette époque. Au lendemain de la visite d'Emmanuel Macron au Puy du Fou durant laquelle il prononcera la phrase "l'honnêteté m'oblige à vous dire que je ne suis pas socialiste", Jean Gaborit organise un rendez-vous privé, "deux heures, dans la salle commune d'un camping" aux Epesses, entre une petite vingtaine de marcheurs (dont Valérie Oppelt, aujourd'hui députée de Loire-Atlantique) et celui qui est alors toujours ministre pour quelques jours encore. Un témoin raconte : "On était une poignée déjà convaincus, on en est sortis assommés. Et accros [à Macron] bien sûr. Sa complicité avec Jean, voire son affection, était palpable". Un autre marcheur, bluffé, raconte que ce jour-là, le 20 août 2016, Emmanuel Macron leur a expliqué : "Je serai candidat, je remporterai la Présidentielle et j'aurai une large majorité à l'Assemblée, vous verrez..."

Jean Gaborit (en bas à gauche) au moment de la rencontre organisée entre des militants en Marche et Emmanuel Macron, le 20 août 2016, en Vendée (capture d'écran du compte Twitter de Morgan Corbières) - Aucun(e)
Jean Gaborit (en bas à gauche) au moment de la rencontre organisée entre des militants en Marche et Emmanuel Macron, le 20 août 2016, en Vendée (capture d'écran du compte Twitter de Morgan Corbières) -

Rapidement, Jean Gaborit "se fait recruter par En Marche pour participer à l'organisation des meetings de la Présidentielle de 2017", raconte une source. Après la campagne, quand les autres membres de la "bande de Poitiers" deviennent pour beaucoup députés, le jeune homme "qui n'aime pas se mettre en avant" est, logiquement, embauché au service presse de l'Elysée, avant d'intégrer donc il y a peu la chefferie de cabinet où il succède à Alexandre Benalla. Selon nos informations, Jean Gaborit, qui a le statut de chargé de mission, y travaille déjà "ponctuellement" depuis mai, gérant certains déplacements présidentiels "mais pas les questions liées à la sécurité" : en effet, on a pu voir le chargé de mission de l'Elysée, début juin, sur le terrain en Vendée, à la veille de la venue d'Emmanuel Macron dans le département, ou cet été à Brégançon, avant la rencontre entre Emmanuel Macron et Theresa May. "Après l'épisode Benalla, le président voulait un proche, quelqu'un de confiance, Jean Gaborit avait le profil", résume un marcheur. 

Jean Gaborit (en costume) devant le fort de Brégançon, dans le Var, le 3 août 2018, avant la rencontre Emmanuel Macron / Theresa May - Maxppp
Jean Gaborit (en costume) devant le fort de Brégançon, dans le Var, le 3 août 2018, avant la rencontre Emmanuel Macron / Theresa May © Maxppp -
Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu