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Censure de la loi sur les langues régionales : "C'est le jacobinisme haineux porté par le gouvernement LREM"

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Par , France Bleu Pays Basque

Le Conseil constitutionnel censure la "loi Molac" sur les langues régionales a-t-on appris ce vendredi. Les signes diacritiques et l'enseignement immersif sont contraires à la Constitution. En revanche les communes doivent financer les écoles bilingues.

L'enseignement immersif est contraire à la Constitution française selon le Conseil Consitutionnel
L'enseignement immersif est contraire à la Constitution française selon le Conseil Consitutionnel © Radio France - Alexis Morel

"Un tsunami", un "tremblement de terre". Au Pays Basque, les réactions sont unanimes pour condamner la décision du conseil constitutionnel sur la loi sur les langues régionales. Dans leur arrêté publié ce vendredi 21 mai, les sages approuvent l'article 6 qui oblige les communes à financer une école bilingue, s'il n'en n'existe pas sur leur territoire. En revanche, ils censurent les articles 4 et 9. L'enseignement immersif dans les écoles publiques est désormais interdit. Il s'agit de baigner les élèves dans la langue régionale : en maternelle, tous les cours sont en basque, le français n'est introduit qu'à partir du CP.

Le sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques, Max Brisson.
Le sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques, Max Brisson. © Radio France - Oihana Larzabal

"Le visage haineux du jacobinisme"

Le sénateur Les Républicains (LR) Max Brisson se dit "en colère" après cette décision. Colère dirigée contre les députés qui ont porté ce recours "manipulés par le ministre de l'Éducation nationale et le gouvernement, qui aujourd'hui viennent semer le trouble et créer de la tension, alors que nous sommes dans une situation apaisée". Pour l'élu biarrot, "Ce sont des gens irresponsables. Les masques sont tombés, ce ministre montre son vrai visage. Avec Jean-Michel Blanquer tout est possible, tellement le jacobinisme haineux est porté par ce gouvernement qui ne comprend rien aux territoires". 

Max Brisson : "Ma colère est contre les députés qui viennent semer le trouble et créer de la tension"

Les associations de défense de la langue sont aussi très inquiètes. Euskal Konfederazioa fédère les associations de défense de la langue et parle de "vrai coup dur". Sébastien Castet, le porte-parole, souligne que "avec une auto-saisine, le Conseil Constitutionnel dit que l'enseignement immersif est contraire à la Constitution. À chaque fois qu'il y a une possibilité de faire une avancée pour nos langues, on nous ressort l'article 2 de la Constitution qui dit que la langue de la République est le français, alors qu'il était dirigé initialement contre l'anglais". Au Pays Basque, une vingtaine d'écoles publiques proposent l'enseignement immersif.

Sébastien Castet : "il va falloir la portée de cette décision"

Nous avons joint les responsables locaux de La République En Marche (LREM) qui ne souhaitent pas réagir à cette décision dans l'immédiat. Enfin, le Conseil constitutionnel interdit aussi les signes diacritiques comme "ñ" où le "ò" pour orthographier noms et prénoms en langue régionale.

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