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Pour les cent ans du Parti communiste français, retour sur l'histoire du "communisme municipal" en Isère

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Par , , France Bleu Isère

Créé le 30 décembre 1920 au congrès de Tours, le Parti communiste français a cent ans cette semaine. En Isère, ce qu'on a appelé le "communisme municipal" a été l'un des marqueurs de ce siècle d'histoire, avec, au plus fort de son succès, une véritable "ceinture rouge de Grenoble".

Le congrès du Parti Socialiste de Tours, le 27 décembre 1920, au cours duquel le PCF fut créé (Archive).
Le congrès du Parti Socialiste de Tours, le 27 décembre 1920, au cours duquel le PCF fut créé (Archive). © AFP - ARCHIVES SNARK / PHOTO12 VIA AFP

Au plus fort de sa puissance en Isère, le parti communiste veillait au quotidien de 120.000 Isérois. Une douzaine de communes ont eu des maires communistes, au point de créer ce qu'on appellera la "ceinture rouge de Grenoble". C'est à partir de 1944 que des communistes -la plupart issus de la Résistance- se font élire maire, à Échirolles, Saint-Martin-d'Hères, Fontaine, Pont-de-Claix, Vizille, Roussillon, Susville, Primarette, Rives, Champ-sur-Drac, Vif, le Cheylas...

Administrer le quotidien, faire du "communisme de proximité"

À tel point qu'on parle de communisme municipal. Loin des grandes théories, les communistes administrent le quotidien. C'est le cas de Charles Rollandin, adjoint au Saint-Martin-d'Hères et historien du parti. "Les objectifs du communisme municipal, c'était de faire du communisme de proximité" explique-t-il, "pour que les classes populaires puissent accéder au bien-être en faisant des équipements collectifs au niveau de 'l'école, du sport, de la culture... Il faut dire qu'à Saint-Martin-d'Hères, vu qu'il y avait des espaces agricoles énormes, des promoteurs ont essayé de construire de partout ! On a fait 150 hectares de réserve foncière ! La cité Pottier, la cité Robespierre, la cité Pierre Sémard..." se souvient-il.

Des classes vertes pour tous les enfants

À Échirolles, François Perez, ancien cadre du parti, se souvient que le maire avait vu grand : "il avait acheté un terrain qui s'appelait Bachat-Bouloud qui a été transformé en centre de vacances, pour que les enfants de l'agglomération puissent profiter du grand air et aller en classe de neige et en classe verte" raconte-t-il.

La revanche sociale des élus

Et puis, il y a eu aussi des actions incitatives mais pas vraiment règlementaires comme le rappelle Charles Rollandin : "les instit' étaient obligés d'organiser des cantines et des études et ils ne pouvaient pas demander d'être nommés à Saint-Martin-d'Hères s'ils n'acceptaient pas de le faire, bien que l'éducation Nationale ne le rende pas obligatoire !" se remémore-t-il. Et parfois ces maires issus du prolétariat goûtaient des petites revanches sociales, "quand Jo Blanchon a été maire [Maire de Saint-Martin-d'Hères durant vingt-sept ans NDLR], il a eu comme bureau celui du directeur de l'usine Neyrpic, là où il avait été licencié, ça a été une revanche extraordinaire pour lui !" rappelle Charles Rollandin dans un sourire.

Jo Blanchon, Georges Kioulou, Gilbert Biessy, Roger Costes, Michel Couetoux, ... Pour favoriser l'élection de leurs successeurs, les maires communistes démissionnaient avant la fin de leur mandat. Ce fut le cas à Fontaine avec Louis Maisonnat. Michel Barrionuevo était son directeur de campagne : "quand Louis Maisonnat. a été élu en 1983, nous avions convenu avec lui qu'en cours de mandat, il passerait la main ! Donc Yannick Boulard a été élu maire de Fontaine en 19843.

Déclin historique du parti, sauf aux municipales

Fontaine, bastion historique, que le PCF a perdu l'été dernier. Mais malgré lé déclin historique du parti, en Isère, le communisme municipal se porte encore bien comme à Saint-Martin-d'Hères, Échirolles ou au Péage-de-Roussillon malgré des scores dépassant rarement les 15% aux élections nationales.

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