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Politique

Centre d'hébergement des migrants à Vandoeuvre-lès-Nancy : "Un ghetto est en train de s'installer" selon le maire

lundi 3 septembre 2018 à 20:46 Par Isabelle Baudriller, France Bleu Sud Lorraine

Le maire de Vandœuvre-lès-Nancy appelle l'Etat à tenir ses engagements et à libérer la caserne Faron pour poursuivre son projet d'urbanisme. Depuis 5 ans, le site sert de centre temporaire d'hébergement des migrants.

Le maire Stéphane Hablot (au centre) et quatre élus des groupes de la majorité municipale, réunis devant la caserne Faron
Le maire Stéphane Hablot (au centre) et quatre élus des groupes de la majorité municipale, réunis devant la caserne Faron © Radio France - Idsabelle Baudriller

Vandœuvre-lès-Nancy, France

Il lance un appel à la mobilisation. Stéphane Hablot, le maire de Vandœuvre-lès-Nancy, et quatre élus des groupes de sa majorité (PS, PC, France Insoumise et Verts), ceints de leur écharpe tricolore, se sont rassemblés lundi 3 septembre devant les grilles de la caserne Faron. Le site, propriété de l'Etat, fait office depuis cinq ans maintenant de centre temporaire d'hébergement des migrants. 

Les élus de gauche entendaient ainsi rappeler à la préfecture de Meurthe-et-Moselle son engagement - il y a plus de deux ans - de libérer la caserne et la céder à la ville pour lui permettre de poursuivre son projet immobilier. Le programme porte sur la construction de 300 logements environ. "Comment voulez-vous qu'on construise un quartier moderne, d'avenir où on intégrera des populations en difficulté, y compris peut-être des migrants, mais de manière équilibrée ?", lance Stéphane Hablot. "Comment voulez-vous faire ça si vous avez un ghetto à côté ? Qui va s'installer ?"

Je ne vise pas les malheureux, je ne vise pas les migrants", assure le maire. "Je dis simplement que la façon dont on les accueille et dont on les concentre n'est pas bonne. Ce n'est pas à nous de supporter ce que les autres ne veulent pas supporter, on a déjà donné" - Stéphane Hablot, maire de Vandœuvre

Manière d'appeler à l'ouverture d'autres centres d'hébergement dans le département. Le maire veut lancer une pétition en ligne et annonce une manifestation vendredi 7 septembre au rond-point du parc des expositions de Vandœuvre. Un appel à la mobilisation que le préfet de Meurthe-et-Moselle qualifie d'"agitation". "Nous cherchons un autre site d'accueil", précise Eric Freysselinard, "donc c'est très simple, le jour où nous aurons un autre site et le jour où les migrants cesseront d'arriver, nous pourrons enlever la caserne Faron"

Quant au risque de ghettoïsation, le préfet le balaie : "Ces migrants restent tous trois à quatre mois avant d'être orientés vers des centres d'accueil dans d'autres villes de France"

Ce n'est pas en organisant des happenings comme ça, régulièrement, qu'on va régler le dossier. Je crois qu'il faut conduire les politiques avec sérieux et sérénité" - Eric Freysselinard, préfet de Meurthe-et-Moselle 

196 migrants sont hébergés actuellement à la caserne Faron, selon la préfecture. Ils étaient plus de 300 avant l'ouverture en février dernier d'un autre centre d'accueil temporaire non loin de là, à Velaine-en-Haye.