Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Christiane Taubira en dédicace ce mercredi à Vienne : "L'Europe doit devenir une force géopolitique"

mercredi 20 juin 2018 à 9:07 Par Aurélie Berland, France Bleu Isère

Christiane Taubira dédicace son livre "Baroque Sarabande" à la librairie Lucioles de Vienne ce mercredi. L'ancienne Garde des Sceaux de François Hollande n'est pas totalement retiré de la politique, elle réagit notamment face à la division des pays européens sur la question des migrants.

Christiane Taubira
Christiane Taubira © Maxppp -

Vienne, France

Christiane Taubira est l'auteure d'un nouveau livre, qu'elle dédicacera ce mercredi à 17 heures à la librairie Lucioles de Vienne. Après Murmures à la jeunesse, elle prouve avec Baroque Sarabande que la littérature est une part importante de sa vie. Moins politique, cet ouvrage s'adresse à "toutes ces femmes, tous ces hommes passionnés de littérature ou qui lisent de façon occasionnelle", indique l'ancienne ministre de la Justice dans une interview sur France Bleu Isère. 

Christiane Taubira présente ce livre comme une "promenade", qu'elle destine principalement à la jeunesse. Une jeunesse qu'elle veut inviter, comme elle-même a pu le faire, à voyager, à trouver "une joie, un refuge, un lieu de contact avec le monde", à travers la littérature. Les livres ont été pour Christiane Taubira l'occasion de faire "des rencontres avec d'autres univers, d'autres paysages, d'autres modes de vie". 

Un hommage aux auteurs qu'elle a aimé

Une part majeure de sa vie qu'elle espère transmettre à ses lecteurs. Elle-même lectrice assidue d'auteurs français - de Victor Hugo à André Gide ou Colette - elle s'est ensuite intéressée aux auteurs sud et nord-américains, puis africains. Ce livre rend hommage aux livres et aux auteurs qu'elle a aimé, qui l'ont accompagné dans sa vie et sa carrière

"Les auteurs ont différé selon les périodes de ma vie, explique-t-elle. Mais j'ai lu beaucoup de femmes". Une passion qui la suit encore aujourd'hui : la littérature l'a construite, et il lui est arrivé plus d'une fois de citer certains écrivains à l'Assemblée nationale.

"C'est au monde de prendre en charge la circulation des personnes"

Elle n'a d'ailleurs pas arrêté la politique. "Je ne crois pas qu'on puisse s'en défaire. Pour ma part, la politique ne s'est jamais résumé à exercer un mandat électif. La politique, c'est la vie dans la cité, la cité étant métaphorique". Elle veut continuer à s'investir, pour essayer d'"améliorer la situation". C'est sa propre définition de la politique, tant que la vie dans la cité, comme elle dit, ne sera pas satisfaisante.

Christiane Taubira, l'ancienne ministre de la Justice, était ce mercredi matin sur France Bleu Isère

Et cette vie la fait toujours autant réagir : dimanche dernier, elle a publié une tribune dans le Journal du dimanche au sujet de l'Aquarius, ce bateau de migrants refusé par l'Italie.  Et son ton se fait dur : "La question de la circulation des personnes est une grande problématique qui s’impose au monde. C’est au monde de la prendre en charge." 

Selon Christiane Taubira, les États ne prennent pas suffisamment leurs responsabilités, et l'Europe, même si elle est une des premières destinations pour les migrants, n'est pas à la hauteur. "L’Europe doit arriver à se transformer, devenir une vraie force politique, puis une force géopolitique, pour être capable d’imposer la prise en compte de cette population humaine". Selon elle, ce n'est actuellement pas le cas, et l'Europe manque de pouvoir. Elle n'arrive pas à imposer "une gouvernance mondiale" - et l'ancienne Garde des Sceaux est convaincue que c'est l'objectif que doit se fixer l'Europe pour mettre la question des migrants au centre des préoccupations internationales.