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Politique

Christophe Castaner en visite à Rouen ce lundi pour présenter la Police de Sécurité du Quotidien

Le ministre de l'Intérieur, invité de France Bleu Normandie ce lundi matin, évoquera la mise en place du Dispositif Reconquête républicaine pour le quartier des Hauts-de-Rouen. L'arrivée d'une Police de Sécurité du Quotidien en constitue le principal volet.

C'est la première visite de Christophe Castaner à Rouen en tant que ministre de l'intérieur
C'est la première visite de Christophe Castaner à Rouen en tant que ministre de l'intérieur © Radio France

Rouen, France

Christophe Castaner se déplace à Rouen ce lundi. Le ministre de l'Intérieur vient exposer la mise en place prochaine du dispositif Reconquête républicaine pour le Quartier des Hauts-de-Rouen. L'annonce avait été faite le 8 février dernier, pour le premier anniversaire du dispositif. Après les 15 premières zones concernées en 2018, les quartiers havrais de Mont-Gaillard et Mare-Rouge devaient faire partie des 15 nouveaux territoires en 2019. Finalement les Hauts-de-Rouen et 16 autres quartiers s'y sont ajoutés il y a deux mois.

Pour le gouvernement, cette reconquête républicaine a pour objectif de renforcer les institutions publiques dans les quartiers dits "sensibles". Le volet le plus emblématiques consiste en la création d'une Police de Sécurité du Quotidien. Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, cette police revendique une approche basée sur la discussion et le contact quotidien avec les habitants, plutôt que sur la simple répression des délits. Une organisation qui rappelle la Police de proximité, instaurée en 1998 par Lionel Jospin et supprimée en 2003 par Nicolas Sarkozy.

Les habitants des quartiers concernés restent dubitatifs

L'arrivée prochaine de cette police est accueillie avec scepticisme par les habitants. Abdel habite la Grand-Mare depuis plus de 40 ans : "Je n'ai jamais vu un agent de police ici s'arrêter, discuter avec les jeunes, de les rencontrer, déjà. Leur dire simplement "bonjour, qu'est-ce que vous faites ici les jeunes ?" et discuter calmement, pas toujours dans le sens de la répression."

Mohammed et ses amis ne cachent pas leur méfiance envers les policiers : "Je ne fais aucun trafic, je ne fais partie d'aucune chose illégale. Je sors de chez moi, ils sont obligés de me contrôler au moins une fois par jour ! T'es obligé de péter un plomb", dénonce le jeune homme, en classe de première.

Les policiers sont trop dans la violence dans ce quartier !

Pourtant les riverains reconnaissent qu'il y a des manques dans les méthodes de la police. "C'est très important la communication ! Mais malheureusement il n'y a pas cet échange là entre la police et les jeunes", se désole Abdel.

"Les policiers sont trop dans la violence dans ce quartier. Il n'y a aucun bonjour, au revoir, rien du tout. Après c'est vrai que nous aussi des fois on est impolis", concède Mohamed. "Ça peut changer, mais avec du temps et un changement d'effectif."

Une mission que doit justement remplir la Police de Sécurité du Quotidien, mais le chantier reste vaste. "Quand on a vécu ce qu'on a vécu, c'est dur d'envisager un futur comme ça. Mais on espère aussi avoir une bonne relation avec les policiers", conclut Mohamed. Selon plusieurs habitants, la sécurité du quartier s'est quand même nettement améliorée ces dernières années.