Politique

Christophe Castaner raconte son premier Conseil des ministres

Par Laurent Grolée, France Bleu Provence et France Bleu vendredi 19 mai 2017 à 9:30

Christophe Castaner - nouveau porte parole du gouvernement
Christophe Castaner - nouveau porte parole du gouvernement © Radio France - Laurent Grolée

Le secrétaire d'État aux relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement était l'invité de France Bleu Provence ce vendredi matin.

Christophe Castaner, comment et quand avez-vous appris votre nomination dans le gouvernement d'Édouard Philippe ?

J'ai échangé mardi avec le président de la République. J'ai ensuite rencontré le Premier ministre Édouard Philippe et après, j'ai attendu avec ma famille et comme tous les Français, l'annonce du gouvernement qui a confirmé le souhait que j'avais exprimé auprès du président de la République et du Premier ministre.

Vous étiez donc candidat ?

La confiance que j'ai avec le président était une évidence. Et puis j'ai échangé avec le Premier ministre que je connaissais peu et il était important qu'on ait cette confiance dans la mise en œuvre notamment sur le Parlement comme sur la parole du gouvernement. Il fallait que j'ai un lien fort avec lui.

Vous avez inauguré votre premier compte-rendu de Conseil des ministres devant 80 journalistes. La justesse de la parole est importante ?

Quand vous avez l'expression d'un porte-parole de candidat vous pouvez être maladroit et dire une bêtise, quand vous êtes porte-parole du gouvernement, si vous dites une bêtise, vous pouvez faire chuter la bourse de 4% et donc évidemment la parole doit être beaucoup plus millimétrée, notamment sur les sujets économiques et internationaux.

Est ce que vous avez acheté le petit lexique de la langue de bois ?

J'entends conserver ma libre parole mais je vais être honnête avec vous : il y a des moments où l'exercice de la langue de bois s'impose. J'ai été par exemple interpellé hier sur la communication du président Trump aux États-Unis. Évidemment je n'ai pas commenté cela.

On vous a interrogé aussi sur le fait que le président Macron ait souhaité choisir les journalistes qui l'accompagnent ce vendredi au Mali...

En même temps, c'est le président et le Premier ministre qui souhaitent fixer le tempo de leur communication... Je sais l'impatience des journalistes, mais il va falloir se faire à un président de la République qui veut une parole rare et maîtrisée et qui ne cherche pas à satisfaire les attentes des journalistes. Il parle aux Francais à son rythme, avec son mode d'organisation et il est également aussi dans la maîtrise de sa communication. Et je pense que c'est sa force.