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Politique

Christophe Castaner secoué par des cheminots à Irun

samedi 28 avril 2018 à 20:07 Par Théo Hetsch, France Bleu Pays Basque et France Bleu

Plus un membre du gouvernement ne peut se déplacer sans être "accueilli" par des cheminots. Le délégué général de la République En Marche a encore pu le constater samedi à Irun. Il était venu parler Europe. Mais il a dû composer avec un comité d'accueil de la CGT.

Une quarantaine de militants CGT attendaient Christophe Castaner à l'entrée du Ficoba d'Irun, où se tenait une conférence de la République en Marche.
Une quarantaine de militants CGT attendaient Christophe Castaner à l'entrée du Ficoba d'Irun, où se tenait une conférence de la République en Marche. © Radio France - Théo Hetsch

Irun-Hendaya, Hendaye, France

Pas de poignée de main pour l'arrivée de Christophe Castaner au Pays Basque. Un comité d'accueil qu'il commence à bien connaître. Le ton monte rapidement. "Est-ce qu'il y a quelques personnes qui veulent qu'on discute, ou il n'y a que des gens qui veulent crier ?" lance-t-il à la foule. "Les cheminots ne sont pas très contents de la réforme en cours, lui lance un militant CGT, drapeau en main, et des négociations avec votre gouvernement". Mais le dialogue tourne court rapidement. 

Des cheminots, remontés, qui s'étaient procuré des billets pour la conférence... avant de se faire sortir par le service d'ordre. Le débat s'est ensuite poursuivi à huit clos. Le patron de la République en marche a reçu une délégation de cheminots. Discussion pendant près d'une heure. Mais à la sortie, les divergences étaient toujours là : "Nous faisons face à un gouvernement imprécis, qui ne connait pas les chiffres, c'est très décevant" conclut Julien Delion, délégué CGT et conducteur de train à Hendaye.

Le reportage de Théo Hetsch

Pendant près d'une heure, le patron du mouvement La République en Marche a reçu une délégation de cheminots CGT - Radio France
Pendant près d'une heure, le patron du mouvement La République en Marche a reçu une délégation de cheminots CGT © Radio France - Théo Hetsch

En Marche prépare déjà les élections européennes de mai 2019

Auparavant, le patron du parti présidentiel (et secrétaire d'Etat en charge des relations avec le Parlement) avait lancé la campagne des européennes dans le département. Des élections qui arrivent à mi-mandat pour Emmanuel Macron... Le mouvement lance donc une "Grande Marche pour l'Europe". Un questionnaire pour connaître l'avis des Français sur le sujet.

Entre les fromages et les légumes, en bord de Nive, il a voulu réconcilier le terroir, la proximité et l'Europe : "si je regarde autour de nous, je suis certain que l'Europe est très présente, sans doute pour restaurer les Halles ici, pour réhabiliter le centre ancien là, etc".

Interpellé sur la CSG, sur les violences faites aux femmes et... sur ETA

Mais il reste encore à convaincre les Français. En Marche distribue un questionnaire à ce sujet. "Quand on me parle Europe, je pense à la paix, à la fin des guerres, raconte François-Xavier, maraîcher à Saint-Pierre-d'Irube, mais aussi aux distorsions de concurrence". Produits phytosanitaires, normes, etc... Pour lui, la France fait de "l'excès de zèle" et cela nuit aux producteurs.

Des militantes féministes choquées du jugement de "la meute" à Pampelune ont également interpellé le secrétaire d'Etat, à Bayonne. - Radio France
Des militantes féministes choquées du jugement de "la meute" à Pampelune ont également interpellé le secrétaire d'Etat, à Bayonne. © Radio France - Théo Hetsch

Sur la sculpture controversée "La Vérité de l'arbre" : "à un moment où on va vers la paix, il est important d'éviter les symboles de provocation"

Mais Christophe Castaner est constamment interpellé sur d'autres sujets : par des retraités sur la CSG, par des féministes choqués du jugement de "la meute" à Pampelune, ou encore sur la statue "La Vérité de l'arbre", commémorant le désarmement d'ETA. A ce sujet, le ministre a d'ailleurs déclaré qu'"à un moment où on va vers la paix, il est important d'éviter les symboles de provocation". Il va en discuter avec le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray. Décidément, pour le message sur l'Europe, il faudra repasser...