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Dossier : Coronavirus Covid-19

Christophe Ferrari : "des chiffres préoccupants sur la métropole de Grenoble" pour le coronavirus

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Par , , France Bleu Isère

Le président de la Métro Christophe Ferrari s'est entretenu en visio-conférence ce jeudi avec le Premier Ministre Jean Castex, le Ministre de la Santé Olivier Véran, en présence également du maire de Grenoble Eric Piolle. Christophe Ferrari était l'invité de France Bleu Isère ce vendredi matin.

Christophe Ferrari, président sortant est candidat à sa réélection à la Métropole. Sauf si...
Christophe Ferrari, président sortant est candidat à sa réélection à la Métropole. Sauf si... © Radio France - Benjamin Bourgine

France Bleu Isère : La Métropole de Grenoble est sous la menace de basculer en alerte maximale. Pourquoi on attend trois jours avant de faire un nouveau point comme l'a dit le Ministre de la Santé?

Christophe Ferrari : Les chiffres sont vraiment préoccupants dans la Métropole. Au mois de mars, lorsque nous étions confinés, les chiffres du département de l'Isère étaient plus mauvais que ceux de la Métropole : aujourd'hui c'est inversé. Il faut en prendre conscience. 

Christophe Ferrari le 2 octobre 2020

De quoi parle-t-on ? 

Le taux de positivité, le taux de circulation du virus, le taux d'incidence, qui sont des chiffres communs à tout le pays.

14 cas graves à l'hôpital de Grenoble ce n'est pas non plus une saturation des services -  même si c'est grave pour ces 14 patients bien sûr...

Pour le moment. Mais les projections qui sont faites par l'Institut Pasteur nous montrent qu'à la mi-octobre nous serions déjà à des niveaux d'hospitalisations et d'admissions en réanimation très élevés ; et fin octobre nous serions dans une situation de dépassement de nos services hospitaliers. Voilà les prévisions pour les plus de 65 ans. Les plus de 65 ans aujourd'hui ont un taux de positivité extrêmement élevé dans la Métropole. Et il y a des lieux de contamination des personnes âgées. Ce sont les cellules intrafamiliales. ll y a aussi un taux de contamination de la jeunesse très élevé.

Avec des cas moins graves, mais les jeunes peuvent contaminer les plus âgés... 

Exactement.  Il faut vraiment accentuer la prévention de manière très forte dans les jours qui viennent. Je convoque mardi la conférence des maires avec le préfet. J'ai également invité le président du département puisqu'il a compétence en matière de politique en direction des personnes âgées. 

Vous comprenez qu'on attende encore trois jours avant d'éventuellement fermer les bars et les restaurants ?

La question de la fermeture des bars n'a pas été posée comme cela hier. On a eu une heure et demi de discussion avec le Premier Ministre et ça n'a pas été le sujet majeur. Le sujet a été de renforcer ces mécanismes de prévention. Après une semaine, si les chiffres s'emballent des mesures plus importantes seraient prises, c'est tout à fait logique. Nous avons deux critères sur les trois qui font que nous ne sommes  pas à Marseille ; mais nous pourrions effectivement demain être au même niveau que Marseille.

Vous comprendriez qu'on ferme les bars et restaurants, ou vous auriez un message de compassion, de solidarité envers une profession qui va manifester aujourd'hui. Une profession qui dit : "ce n'est pas notre faute, on fait tout ce qu'il faut, on met en place les gestes barrière". "Il n'y a pas de cluster dans les restaurants" dit encore Danièle Chavant (la présidente de l'UMIH 38, ndlr)...

Et elle a raison de le dire! J'ai vraiment défendu hier la cause des commerçants et notamment des restaurateurs auprès du premier ministre parce que je pense qu'on ne peut pas non plus stopper la vie collective. Et puis comme vous le dites  les restaurants se sont organisés, il n'y a pas eu de cluster.

Donc on attend trois jours, mardi vous rassemblez les maires et si ça se dégrade il faudra prendre des mesures ?

Absolument.

C'est vous qui prendrez les mesures, l'Etat ou est-ce qu'il y a une vraie concertation ? 

Il y a une vraie concertation, nous travaillons main dans la main avec le préfet. Il y a un plan territorial métropolitain qui a été élaboré à la demande du premier ministre par la métropole, avec les services de l'État.

Des élus disent que ça descend de Paris...  

On ne peut pas critiquer l'Etat d'avoir une politique et une stratégie. Quand il n'en n'a pas on le critique.  Quand il y en a une, il faut au moins respecter cela. Et nous avons je crois tout simplement à être en rang, collectivement, par rapport à ce qu'il se passe. Moi je le fais avec le département, avec les maires et avec l'Etat.

Cette situation exceptionnelle permet-elle de ressouder tout le monde à la Métropole, après les tensions depuis juillet dernier ?

Cela met tout le monde en mouvement pour penser à autre chose et nos difficultés d'unité passent derrière.

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- © Visactu
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