Politique

Cinq raisons de s'intéresser aux municipales en Alsace

Par Alexandre Tandin et Aymeric Robert, France Bleu Alsace lundi 3 février 2014 à 2:06

Bureau de vote. Maxppp

Le sort de Strasbourg, en dépit des sondages, n'est pas joué, ni celui de Mulhouse, qui pourrait bien repasser à gauche. Sans oublier Gilbert Meyer à Colmar, en passe de rempiler grâce à son coup de frein au référendum du 7 avril... En cinq points, le politologue Richard Kleinschmager nous donne sa vision des municipales 2014 en Alsace.

 

 

1/ Le Front national, la grande inconnue

Marine Le Pen entouré de Martine Binder et de son mari Patrick binder président du groupe FN d'Alsace. - Maxppp
Marine Le Pen entouré de Martine Binder et de son mari Patrick binder président du groupe FN d'Alsace. © Maxppp
En 2008, le FN ne présentait que deux listes dans la région, cette fois-ci, il pourrait bien dépasser la dizaine. Le rassemblement Bleu Marine semble plus facile à vendre. Même si initialement, le parti de Marine Le Pen ambitionnait une vingtaine de listes.

La difficulté de trouver des candidats, que ce soit pour conduire la bataille ou simplement pour figurer sur les listes a fait le reste. Par exemple, il n'y aura pas de liste frontiste à Colmar.

Si aucune grosse ville ne devrait tomber dans l'escarcelle du FN en Alsace, le parti d'extrême droite pourrait bien jouer les trouble-fête en provoquant des triangulaires, voire des quadrangulaires.

 

2/ Strasbourg : Roland Ries n'a pas encore gagné

Roland Ries et François Hollande, à Strasbourg, le 30 janvier 2014. - Maxppp
Roland Ries et François Hollande, à Strasbourg, le 30 janvier 2014. © Maxppp
Les candidats savent bien qu'une élection se joue dans les urnes, pas dans les bureaux des instituts de sondages.

Si aujourd'hui l'UMP Fabienne Keller semble avoir du retard sur le socialiste Roland Ries le Front national et son candidat Jean-Luc Schaffhauser, ex-centriste, leader strasbourgeois du rassemblement Bleu Marine pourrait bien venir changer la donne.

Sans oublier les Verts d'Alain Jund, qui décideront le soir du premier tour s'ils repartent ou non avec l'équipe de Roland Ries.

 

3/ Colmar : Gilbert Meyer va-t-il surfer sur le non du référendum ?

Gilbert Meyer, maire sortant UMP de Colmar, candidat à sa réélection. - Maxppp
Gilbert Meyer, maire sortant UMP de Colmar, candidat à sa réélection. © Maxppp
En 2008, Gilbert Meyer a retrouvé le fauteuil de maire qu'il occupe depuis 1995 avec moins de 150 voix d'avance. Cette fois, il a face à lui un nouveau dissident de droite, Bertrand Burger, mais il conserve l'investiture parisienne de l'UMP.

A gauche, la socialiste Victorine Valentin va tâcher de profiter de la division, mais Colmar n'a plus vu de maire de gauche depuis la dernière guerre...

 

4/ Mulhouse : Jean Rottner le maire sortant qui n'a jamais été élu

Jean Rottner, maire sortant de Mulhouse. - Maxppp
Jean Rottner, maire sortant de Mulhouse. © Maxppp
Si le contexte national, la faible cote du président de la République et de son gouvernement, peut avoir une véritable influence, c'est bien à Mulhouse. Le socialiste Pierre Freyburger semble avoir une fenêtre qui s'ouvre.

Pierre Freyburger, candidat PS à la mairie de Mulhouse. - Maxppp
Pierre Freyburger, candidat PS à la mairie de Mulhouse. © Maxppp
Jean Rottner (UMP) a pour lui un bilan qu'il entend défendre, dans une ville qui a plutôt une tradition de gauche

 

5/ L'Alsace des campagnes et celle des villes

La seule région de droite de métropole ne risque pas de voir débarquer une vague rose avant longtemps. Pour autant, le "Hollande bashing" ne semble pas menacer outre mesure les fidèles bastions du PS que l'on retrouve dans les grands centres urbains.

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