Politique

Cinq villes n'auront pas de maire après le second tour des municipales

France Bleu vendredi 28 mars 2014 à 10:34

La mairie de Gironde-sur-Dropt
La mairie de Gironde-sur-Dropt © Radio France

Avant le premier tour des Municipales, 62 communes n'avaient pas réussi à trouver un seul candidat à la mairie. Entre les deux tours, 57 d'entre elles ont enregistré des candidatures entre les deux tours. Il en reste donc cinq. De nouvelles élections doivent y être organisées avant le 22 juin.

Après le deuxième tour des municipales, dimanche soir, toutes les communes françaises auront élu leur maire. Toutes... sauf cinq . A Gironde-sur-Dropt (Gironde), Chalus (Puy-de-Dôme), Châtelus (Loire), Grandchamp (Haute-Marne) et Nadillac (Lot), aucun candidat ne s'est déclaré, ni pour le premier, ni pour le second tour. Il n'y aura donc pas de maire élu au terme du scrutin.

Ces cinq communes font partie des 62 villes pour lesquelles aucun candidat ne s'était déclaré au premier tour. Dans ce cas, de nouveaux postulants avaient la possibilité de se déclarer avant la clôture des listes du second tour , mardi à 18h. C'est ce qu'il s'est passé dans 57 des 62 communes concernées. Les villes restantes sont pour la plupart des villages de moins de 200 habitants, à l'exception de Gironde-sur-Dropt, qui en compte 1.136.

Une fusion en dernier recours

Que va-t-il se passer à présent dans ces cinq villes ? Le préfet a désigné, par arrêté, une "délégation spéciale" constituée de trois électeurs . Ce sont eux qui seront chargés d'assurer l'intérim. Mais pas question de toucher au budget ni de prévoir de grands projets : leurs prérogatives sont "limitées aux actes de pure administration conservatoire et urgente ", selon le code général des collectivités territoriales. 

En parallèle, de nouvelles élections devront être préparées et organisées avant le 22 juin . Si toujours aucun candidat ne se manifeste, alors le préfet devra décreter que la commune est dans l'incapacité de s'administrer. La solution est alors la fusion avec une commune voisine. Mais le préfet ne peut en aucun cas ordonner cette fusion, prévient l'Association des maires de France (AMF), il faudra qu'elle soit le fruit de négociations.