Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Clash autour de l'office de l'habitat de la Corse-du-Sud

vendredi 17 novembre 2017 à 10:49 Par Hélène Battini, Olivier Castel et Jérôme Susini, France Bleu RCFM

L'arrêté du préfet de Corse sur le transfert de l'office de HLM de Corse-du-Sud à la CAPA, attaqué devant le tribunal administratif. Les présidents sortants de l'Assemblée de Corse et de l'exécutif entourés ce jeudi de sept maires de Corse-du-Sud, contestent sa légalité.

L'arrêté du préfet de Corse sur le transfert de l'office de HLM de Corse-du-Sud à la CAPA, attaqué devant le tribunal administratif.
L'arrêté du préfet de Corse sur le transfert de l'office de HLM de Corse-du-Sud à la CAPA, attaqué devant le tribunal administratif. © Radio France - Olivier Castel

Corse, France

Pour Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, cette décision va pénaliser les communes hors CAPA, c'est un reniement de la parole donnée par l'ancien gouvernement, et une décision illégale.

Jean-Guy Talamoni : « Cet arrêté est contraire non seulement à l’esprit de la loi mais également à la lettre de la loi, à notre avis totalement illégal. Il renie de manière radicale les engagements pris par le gouvernement précédent, suite à une négociation entre le gouvernement de l’époque et les élus de la Corse. Un certain nombre de maires n’acceptent pas que cet arrêté vienne aujourd’hui menacer les intérêts de la CTC dont nous avons la charge mais également des communes concernées. »

Les différents transferts avaient pourtant été établis dans la loi de 2016 sur la collectivité unique.

Les maires évoquent des risques d'inégalité en matière de logements sociaux.

Ils refusent que ce soit le microcosme politique ajaccien qui gère les logements sociaux du rural, c'est une rupture de solidarité estime le maire de Sartene, Paul Quilichini : « Le transfert de compétences finalement est saucissonné, nous commençons par les logements sociaux, où va-t-on ? Pourquoi privilégier une partie de la population ou du territoire relativement aisée par rapport au reste et qu’il n’y est pas de solidarité ? L’office de l’habitat jusqu’à présent intervenait sur tous les logements sociaux de l’ensemble du département, quid du reste du territoire ? Est-ce qu’on va dépendre de la communauté de communes de l’extrême sud ? A quel titre ? Ou alors on va le transférer à qui ? Comment ? Avec quels moyens ? Il y a quelque chose qui n’est pas cohérent. »

Violente passe d'armes à la CAPA

La polémique a rebondi ensuite au conseil communautaire de la Communauté d'Agglomération du Pays Ajaccien. Le discours introductif du président de la CAPA, Laurent Marcangeli, n'a pas plu au maire de Cuttoli, Jean Biancucci. Le Candidat de la liste nationaliste "Per a Corsica" aux territoriales s'en est pris verbalement au président. Ce dernier a déclaré que le président de l'exécutif, Gilles Simeoni, faisait de la "tambouille", dans ce dossier.

LM : « Ce n’est pas moi qui ai saisi le premier ministre, c’est le président de l’exécutif. Il n’a fait que lire la loi. Le logement social mérite mieux qu’une tambouille, et des propos d’estrade, visant à exister en pleine campagne électorale, cela mérite tellement mieux que la mise en accusation du représentant de l’État, matin, midi et soir… » JB : « …Expliquez-vous ! Vous pensez avoir tous les droits ?... Vous avez insulté le président de l’exécutif, …sur ce je vous salue ! »

Violente passe d'armes entre Laurent Marcangeli et Jean Biancucci lors du conseil communautaire de la CAPA

Un autre élu de la CAPA, Jean- Nicolas Antoniotti, a lui aussi quitté le conseil sur ces entrefaites. L'élu de Cuttoli dénonce "une utilisation des compétences de la CAPA à des fins politiciennes" et précise que Jean Biancucci avait un "droit de réponse" en tant que vice-président de l'institution.