Politique

Cogestion à la CUB : "On est obligé de se mettre d’accord", Alain Anziani (PS)

Par Mathias Kern, France Bleu Gironde vendredi 18 avril 2014 à 19:35

Alain Anziani, le maire socialiste de Mérignac
Alain Anziani, le maire socialiste de Mérignac © Radio France

Le maire de Mérignac, Alain Anziani, est le chef de file de la minorité socialiste à la CUB. Le désormais premier vice-président compte bien se faire entendre.

Sans surprise, Alain Juppé a retrouvé son fauteuil de président de la CUB, la communauté urbaine de Bordeaux, vendredi matin. Le numéro 2 est socialiste : Alain Anziani. Il a été nommé premier vice-président. Une cogestion que le maire de Mérignac assume :****

Alain Anziani, vous vous retrouvez lié dans cette cogestion avec la droite. Qu’est-ce que la gauche va pouvoir apporter ?

"Je crois qu’on va apporter la prise en compte de toutes nos communes. Ce n’est pas parce qu’une ville vote à gauche ou à droite qu’elle doit être exclue ensuite des affaires de la CUB.

"Toutes les communes doivent être représentées"

La communauté urbaine, ne l’oublions pas, ce n’est pas une institution comme une autre, c’est une organisation intercommunale. C’est une sorte de conseil des communes finalement. Toutes les communes doivent être représentées, y compris dans la gouvernance."****

Ce mode de gouvernance n’est finalement pas nouveau à la CUB. Vous allez continuer sur la même rythmique ?

"On a une grande habitude de la cogestion, depuis une décennie, ici à Bordeaux. Mais ça se pratique aussi ailleurs. C’est au fond quelque chose de très positif, parce que c’est une confrontation d’idées incessante. On est obligé de se mettre d’accord. C’est en matière de démocratie finalement une bonne méthode."****

Est-ce que ce n’est pas une difficulté de faire entendre sa voix quand on se trouve dans la minorité ?

"La minorité, elle varie. Hier c’était la droite, aujourd’hui c’est la gauche. Il y a des décisions qui ne pourront être prise qu’avec une majorité qualifiée des deux tiers. Donc s’il n’y a pas cette majorité, elles ne pourront pas être pas votées.

"J’espère que la gauche minoritaire fera entendre sa voix."

Donc ça veut dire qu’il faut dépasser le 50/50, les clivages gauche - droite. Tout ça ne nous lie pas les mains, mais c’est un effort de transparence qui est à saluer."