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CARTE - Canicule : 15 départements en vigilance rouge, 49 en orange
Dossier : Élections territoriales en Corse

Collectivité unique de Corse : Marcel Francisci opposé à la politique de la chaise vide

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Par , , France Bleu RCFM
Corse, France

Le président du conseil départemental de la Corse du Sud doit dire, ce jeudi 22 juin 2017, si les agents et élus de la cette collectivité vont retourner à la table des discussions pour l’organisation de la future collectivité unique de Corse qui entrera en vigueur le 1er janvier 2018.

Marcel Francisci opposé à la politique de la chaise vide
Marcel Francisci opposé à la politique de la chaise vide © Maxppp -

Quelle position va afficher Pierre-Jean Luciani ? Le président du conseil départemental de la Corse du sud souffle le chaud et le froid depuis quelques jours. En fin de semaine dernière, il a demandé à ces élus et agents de ne plus participer aux travaux préparatoires de la collectivité unique de Corse. Une décision provisoire pourrait-on dire, dans l’attente d’une annonce plus précise dans les prochaines heures. Mais une décision provisoire qui, si elle a été respectée jusque-là, ne fait pas forcément l’unanimité au sein de la famille libérale. D’ailleurs, Marcel Francisci, le président de la fédération « Les républicains » de Corse du Sud estime que « l’on ne peut pratiquer la politique de la chaise vide. J’ai voté contre cette collectivité unique. Je continue à croire que ce sera une mauvaise chose pour la Corse. La majorité a pensé différemment. Aujourd’hui nous avons le devoir de continuer à travailler pour faire en sorte que cette collectivité unique soit la moins pire possible. C’est la seule région de France où disparaissent les départements. Les maires, les corses, les agents, tous sont inquiets. C’est pour cela que nous devons participer à ces réunions ».

Marcel Francisci : "on ne peut pas pratiquer la politique de la chaise vide"

Le message transmis à Pierre-Jean Luciani est on ne peut plus clair. Sera-t-il entendu ?

En attendant, les réunions préparatoires à cette nouvelle collectivité se poursuivent. Onze groupe et quarante sous-groupes de travail ont été mis en place afin d’harmoniser les services des trois collectivités actuelles. Différents changements sont envisagés, dont celui d’une alternance des sessions de l’assemblée de Corse. La nouvelle collectivité de Corse pourrait bien signer la fin de l'exclusivité des sessions de l'assemblée à l'hôtel de région d'Ajaccio.

Au premier janvier prochain, les conseillers territoriaux passeront de 51 à 63 et ceux de l'exécutif de 9 à 11. Des travaux sont donc indispensables pour aménager l'actuelle salle de session. Ces travaux ont été actés récemment, lors d'une conférence des présidents de groupes. Mais au cours de cette réunion, il a également été décidé la même disposition pour la salle des délibérations du conseil départemental de Haute-Corse. Bien sûr, Bastia accueillera la chambre des territoires. Mais le projet d'une alternance des sessions de l'assemblée de Corse entre Bastia et Ajaccio est très clairement envisagé. Plusieurs directions régionales, comme les transports ou le social devraient d'ailleurs également rejoindre la Haute-Corse. Reste maintenant à attendre que les conseillers valident en session le projet de rénovation de la salle des délibérations à Bastia, un rapport qui, dit-on, promet quelques débats animés.

Cette orientation, ce cap mis sur Bastia inquiète là-encore Marcel Francisci. « Les agents doivent savoir à quelle sauce ils vont être mangé. On nous parle d’une collectivité unique avec des sessions à Bastia. Dans quelle salle ? Il faudra investir des millions d’euro. Il faudra m’expliquer quel est l’intérêt. Parce que si l’on en est encore à la guerre Bastia – Ajaccio. Cette collectivité unique est très mal partie. Je n’entends que des effets d’annonces. Je vois des élus qui veulent se venger d’Ajaccio, faire monter des services, bouleverser des vies. On imagine la catastrophe que cela peut être. Les agents sont dans le flou. Ils ne savent pas ce qui va se passer. On doit leur en parler ».

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