Politique

"Compte aux Bahamas" : Emmanuel Macron a porté plainte suite au débat

Par Thibaut Lehut, France Bleu jeudi 4 mai 2017 à 12:54 Mis à jour le jeudi 4 mai 2017 à 16:07

Marine Le Pen et Emmanuel Macron, avant leur débat d'entre-deux tours, le 3 mai 2017.
Marine Le Pen et Emmanuel Macron, avant leur débat d'entre-deux tours, le 3 mai 2017. © Maxppp -

Emmanuel Macron a porté plainte pour "faux, usages de faux" et "propagation de fausse nouvelle destinée à avoir une influence sur le scrutin" ce jeudi, selon son entourage contacté par franceinfo. Une plainte qui fait suite à une allusion de Marine Le Pen durant le débat de mercredi.

Emmanuel Macron a porté plainte pour "faux, usages de faux" et "propagation de fausse nouvelle destinée à avoir une influence sur le scrutin", révèle franceinfo ce jeudi à la mi-journée. Une plainte déposée contre X. Le parquet de Paris a annoncé dans la foulée avoir ouvert une enquête préliminaire.

Une allusion pendant le débat

Cette dernière fait suite au débat télévisé de mercredi soir, durant lequel Marine Le Pen a laissé entendre que le candidat En Marche! détenait un compte aux Bahamas. "J’espère qu’on n’apprendra pas que vous avez un compte offshore aux Bahamas", a déclaré la candidate du Front national. Jeudi soir, des documents censés démontrer qu'il possédait un compte aux Bahamas ont été diffusés sur internet.

Des "faux grossiers"

L'ancien ministre a dénoncé jeudi la propagation d'une "fake news" (fausse information), sur France Inter. "Je n'ai jamais eu de compte dans quelque paradis fiscal que ce soit", a-t-il réaffirmé. "Nous n'hésiterons pas à poursuivre en diffamation quiconque reprendra cette fausse information", a fait savoir de son côté l'entourage du candidat.

D'une publication anonyme sur le forum "4chan" à la reprise en direct lors du débat télévisé par Marine Le Pen, "l'information" aurait circulé sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, relayée par des soutiens de Donald Trump. Puis elle s'est retrouvée "dans la sphère d'influence de comptes associés, en France, à Sputnik et à RussiaToday", affirme l'équipe d'Emmanuel Macron, qui fait état de "faux grossiers" imitant sa signature.