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Condamnations de Brigitte Barèges ou Nicolas Sarkozy : "On y gagne en transparence" juge une chercheuse

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Par , France Bleu Occitanie

La Toulousaine Béatrice Guillemont, spécialiste de la probité en politique, était l'invitée de France Bleu Occitanie ce mardi matin. Elle est revenue sur les dernières condamnations des élus de la région et sur celle de Nicolas Sarkozy, reconnu coupable de corruption.

Nicolas Sarkozy a été condamné à un an de prison ferme pour corruption. Il devrait faire appel.
Nicolas Sarkozy a été condamné à un an de prison ferme pour corruption. Il devrait faire appel. © Maxppp - Olivier Lejeune

Depuis plusieurs mois, les condamnations des femmes et hommes politiques se succèdent, qu'ils soient encore élus ou non : la maire de Montauban Brigitte Barèges, celui de Gaillac Patrice Gausserand, mais aussi Patrick Balkany à Levallois-Perret, et surtout l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, reconnu coupable de corruption.

Béatrice Guillemont, docteure en droit, est spécialiste de la probité en politique, diplômée de l'université du Capitole à Toulouse. Elle rappelle tout d'abord que sur "577.000 élus en France, seuls 300 élus sont condamnés en moyenne par an, c'est très très peu", soit seulement 0,2% des dirigeants politiques du pays, qu'ils soient élus locaux ou nationaux. "La quasi totalité des élus en France n'a jamais été condamnée pour des questions de probité".

Seulement 0,2% des élus français condamnés

La couverture médiatique, et "l'intérêt suscité" donnent l'impression que ces chiffres sont en augmentation, ce qui n'est pas le cas, explique la chercheuse, membre de l'équipe scientifique de l'Observatoire de l'éthique publique.

Mais si "certains faits sont davantage mis en lumière, c'est parce qu'ils sont considérés comme particulièrement graves" complète-t-elle, où il est question de la confiance des électeurs envers les élus. 

Avec ces condamnations, "on y gagne en transparence" estime Béatrice Guillemont, qui explique cependant qu'il peut y avoir des "effets pervers", qui peuvent avoir "tendance à attiser les opinions populistes".

Des condamnations nécessaires

"Ces condamnations sont nécessaires, car l'Etat de droit prévoit des sanctions pénales en cas d'attente à la probité" résume la Toulousaine. "Pour certaines affaires en particulier, la justice peut se montrer particulièrement sévère, mais ce n'est pas le cas dans l'affaire des écoutes" de Nicolas Sarkozy explique aussi Béatrice Guillemont.

En ce qui concerne l'ancien président de la République, la justice a autorisé lundi lors du délibéré un aménagement de peine, avec éventuellement le port du bracelet électronique. Sans passer par la case prison.

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