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Politique

EN DIRECT - Congrès de Versailles : Emmanuel Macron devant les parlementaires pour reprendre la main

dimanche 8 juillet 2018 à 18:11 - Mis à jour le lundi 9 juillet 2018 à 15:03 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Comme l'an passé, Emmanuel Macron s'exprime ce lundi devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles pour tracer le cap économique et social de l'année à venir. Un rendez-vous boycotté par des élus d’opposition de droite et de gauche qui dénoncent un cérémonial coûteux et inutile.

Emmanuel Macron devant le Parlement réuni en congrès à Versailles, ce lundi.
Emmanuel Macron devant le Parlement réuni en congrès à Versailles, ce lundi. © AFP - Ludovic MARIN

Emmanuel Macron convoque de nouveau les parlementaires en Congrès à Versailles ce lundi. Le discours prévu pour durer une heure tracera "les grandes lignes" des chantiers des 12 prochains mois pour mener à bien "la transformation du pays", de la réforme de l'audiovisuel aux retraites, selon les quelques indications livrées par l'Elysée. "Mais ce discours n'a pas vocation à entrer dans le détail d'annonces", a précisé la présidence.

Un président "injuste" et "inefficace" pour 2/3 des Français

Critiqué jusque dans son parti pour son manque de "justice" sociale, Emmanuel Macron est en perte de vitesse dans les sondages, perçu par deux tiers des Français comme de moins en moins "humble", un "président des riches" artisan d'une politique vécue comme "injuste" voire "inefficace".

Du Grand Paris à l'Islam de France, en passant par la révision des lois bioéthiques, le plan pauvreté (reporté à la rentrée) et la refonte du système de santé : le report de plusieurs réformes semblent avoir entamé la confiance des Français. Les récentes polémiques au sujet des minimas sociaux  - qui coûtent selon lui "un pognon de dingue"  - ou de l'installation d'une piscine à 10.000 euros au fort de Brégançon ont aussi laissé des traces.

Dans ce contexte, le président pourrait rappeler sa philosophie sur l'aide sociale : passer d'une "logique essentiellement compassionnelle, qui assigne trop souvent les individus dans les prestations sociales sans perspectives de sortie des dispositifs, à une politique sociale qui émancipe" espère la présidente de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, Brigitte Bourguignon, qui représente l'aile gauche de LREM.
 

Une nécessité, pour le député LREM Frédéric Barbier, qui estime dans Le Monde de samedi que depuis un an, "si l'on peut constater certaines avancées sociales, pour autant, l'équilibre n'a pas encore été trouvé", et qu'"un bouleversement est attendu afin de sortir des logiques comptables et budgétaires".

Un cérémonial "inutile" boycotté par une partie de l'opposition

Comme l'an dernier, les élus de la France insoumise (LFI) ont décidé de boycotter l'invitation, refusant d'entendre "le monarque" sans débat possible. Ils invitent toux ceux qui le souhaitent à participer à une "manifestation en ligne" à partir de 14h.

Quelques députés des Républicains, qui dénoncent une "opération de communication politique coûteuse" (près de 290.000 €), ont également annoncé qu'ils ne rendront pas à Versailles. Les chefs de file Les Républicains de l'Assemblée et du Sénat ont, en outre, refusé l'invitation à déjeuner avec Emmanuel Macron juste avant le discours.

L'Elysée souligne que le président ne fait qu'appliquer une disposition de la réforme constitutionnelle de 2008 voulue par Nicolas Sarkozy. Elle permet au chef de l'État de prendre la parole devant les deux chambres du Parlement réunies et "sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l'objet d'aucun vote".

Lors de sa première intervention devant le congrès, le 3 juillet 2017, le nouveau chef de l'Etat avait annoncé son intention d'en faire un rendez-vous annuel, à l'image des "discours sur l'état de l'Union" des présidents américains, avait expliqué le porte-parole du gouvernement d'alors, Christophe Castaner. 

L'an dernier, le discours à Versailles avait été l'occasion d'annoncer la réduction du nombre de parlementaires, la fin programmée de l'état d'urgence, et, déjà, de fustiger des aides sociales qui transforment les bénéficiaires "en mineurs incapables" ou "en assistés permanents". 

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