Politique

Congrès des départements : le ministre Jean-Michel Baylet attendu de pied ferme

Par Delphine Garnault, France Bleu La Rochelle, France Bleu Poitou et France Bleu jeudi 6 octobre 2016 à 17:11

Dominique Bussereau, président de l'ADF, ouvre le congrès
Dominique Bussereau, président de l'ADF, ouvre le congrès © Radio France - Delphine Garnault

Le Congrès des départements de France s'est officiellement ouvert ce jeudi matin au Futuroscope à Poitiers. L'assemblée des départements de France (ADF) tire la sonnette d'alarme en matière budgétaire.

Il n'est pas content, le président de l'Assemblée des départements de France (ADF). Dominique Bussereau, ancien ministre et également président du Conseil départemental de Charente-Maritime, dénonce en ouverture du Congrès des départements de France des dispositions de la loi de Finances 2017 qui retirerait 400 millions d'euros aux départements.

"Nous allons demander 400 millions d'euros au ministre"

Les départements sont déjà en difficulté avec l'augmentation du nombre, en constante augmentation, des bénéficiaires du RSA pas suffisamment compensé par les dotations de l'Etat. Le gouvernement a annoncé que le fonds d'urgence en faveur des départements en difficulté passerait de 50 millions d'euros à 200 millions fin 2016. "Nous allons demander 400 millions d'euros à Jean Michel Baylet, le ministre des collectivités territoriales, lors de sa venue demain (vendredi)", précise Dominique Bussereau, "et ce n'est rien par rapport aux 8 milliards et demi d'euros dus par l'Etat"

Le président de l'ADF regrette que le chef de l'Etat n'ait pas répondu à son invitation et que ni lui ni son Premier Ministre n'aient prévu de se déplacer à Poitiers. Dominique Bussereau prévoit donc un accueil "républicain et courtois" au ministre des Collectivités locales, Jean-Michel Baylet.

De son côté, le président du Conseil départemental de l'Aude, André Viola, représentant la gauche à l'ADF, plaide pour un fonds d'urgence pérennisé qui devienne une aide pérennisée. Il redoute une stigmatisation des bénéficiaires du RSA après le débat qui s'est engagé sur le "bénevolat" en contrepartie du Revenu de Solidarité Active.

Enfin, Bruno Belin, le président du Conseil départemental de la Vienne, a critiqué la loi Notre qui "est un danger pour la santé de nos territoires" et est une loi "boulet".

Bruno Belin, le président du Département de la Vienne, dénonce la loi NOTre - Radio France
Bruno Belin, le président du Département de la Vienne, dénonce la loi NOTre © Radio France - Delphine Garnault

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