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Politique

VIDÉOS - Congrès des maires de France : ce qu'il faut retenir du discours d'Emmanuel Macron face aux élus

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

À quatre mois des municipales Emmanuel Macron s'est adressé ce mardi aux maires réunis en Congrès à Paris. Soucieux de resserrer les liens avec les élus locaux le chef de l'État a rendu hommage à leur travail mais aussi défendu les décisions prises par l'exécutif, notamment sur la taxe d’habitation.

Emmanuel Macron au 102e Congrès des maires de France à Paris le 19 novembre 2019
Emmanuel Macron au 102e Congrès des maires de France à Paris le 19 novembre 2019 © Maxppp - Thomas Padilla

Le président de la République Emmanuel Macron s'est adressé aux maires de France réunis en Congrès à Paris ce mardi. L'an passé, le chef de l'État avait renoncé à se rendre à ce rendez-vous et à échanger avec les élus remontés contre la baisse des dotations financières. Depuis, l'exécutif a multiplié les signes en direction des édiles sur lesquels il s'est appuyé pour sortir de la crise des gilets jaunes. "J'ai tan a-t-il ajouté.scôtés, de vous, de ces débats que nous avons eus ensemble" a déclaré Emmanuel Macron en préambule, faisant référence au "grand débat". "Votre connaissance du terrain me nourrit, votre sens du terrain m'apprend" a-t-il ajouté. 

Après avoir rendu un hommage appuyé à ces "élus du quotidien", le président, qui était attendu sur la décentralisation, a défendu la suppression de la taxe d’habitation, s'est efforcé de rassurer sur l'écologie et a promis des mesures contre le communautarisme pour "les prochaines semaines."

Opposé à l'interdiction des listes communautaires

À quatre mois des élections municipales, Emmanuel Macron s'est prononcé contre l'interdiction des listes communautaires lors des prochaines élections. "Il ne s'agit pas de proclamer l'interdiction pour régler le problème", a-t-il dit soulignant la difficulté de les identifier, "je suis, sur ce point, pragmatique et ouvert à toutes les propositions à condition qu'elles soient efficaces et respectent nos principes" a-t-il précisé. Une réponse en forme de fin de non recevoir au patron des sénateurs LR Bruno Retailleau qui a déposé le 8 novembre une proposition de loi pour lutter contre les "listes communautaristes", en pleine polémique sur ce sujet et le voile.

Visant "l'islam politique" et "l'islamisme politique" de ceux qui ont "un projet de séparation d'avec la République", le chef de l'État a promis "des actions nouvelles concrètes dans les prochaines semaines", sans plus de précisions.

"Rien ne sera fait sans l'accord des maires" en matière d'écologie

"J'ai voulu bâtir cet acte 2 du mandat qui m'a été confié par les Français autour de quelques sujets ou votre rôle est déterminant" a ensuite affirmé le président mentionnant la transition écologique. "Rien ne sera fait sans l'accord des maires" en matière d'écologie "des territoires" a-t-il assuré, évoquant notamment l'économie circulaire et la mise en place de consignes soutenue par la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson.

"Ce rôle en matière d'écologie ne doit pas vous conduire à prendre des décisions qui ne relèvent pas du pouvoir de police du maire" a toutefois averti le chef de l'État faisant référence aux maires qui ont pris des arrêtés pour interdire les pesticides dans leurs communes. Estimant que ces initiatives individuelles, qui ne relèvent pas de la compétence des élus locaux, n'avaient "aucun sens", Emmanuel Macron a "appelé à la modération."

Le statut des élus renforcé ?

Avant de s'exprimer sur la décentralisation, point sur lequel les maires réunis Porte de Versailles attendaient notamment que l'exécutif précise ses intentions "dans le temps et les compétences", Emmanuel Macron a salué la mémoire de Jean-Mathieu Michel, le maire défunt de Signes (Var), tué en août en voulant empêcher un fourgon de jeter illégalement des gravats. "La République vous doit protection" a dit le chef de l'État mentionnant "les dizaines d’agressions rapportées par les élus locaux ces derniers mois."

"On a parfois décentralisé sans donner les moyens" a-t-il poursuivi, "ce n'est pas la bonne décentralisation". "Quand on décentralise une compétence, il faut clairement décentraliser les moyens, j'y suis favorable à titre personnel" a déclaré le président sous les applaudissements alors qu'un projet de loi est attendu pour le deuxième trimestre 2020. Cela implique également de "décentraliser les responsabilités" a-t-il ajouté sans plus de précisions. "Le volet opérationnel" doit être abordé jeudi en clôture du congrès par le Premier ministre Édouard Philippe.

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