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Politique

Congrès des maires de France : "Macron ne veut pas laisser Baroin seul à la tribune !", selon Pierre Hérisson

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Par , France Bleu Pays de Savoie

ENTRETIEN - Ce mardi débute le 102e congrès des maires de France. Ce sera le 43e et dernier pour l'ancien sénateur de Haute-Savoie? Pierre Hérisson.

Pierre Hérisson
Pierre Hérisson © Maxppp - Maxppp

Le grand congrès de l'association des maires de France se tient à Paris pendant trois jours à Paris à partir de ce 19 novembre. Le président Emmanuel Macron avait dû y renoncer l'an dernier, en pleine crise des gilets jaunes.  Cette fois, à quelques mois des élections municipales, ce mardi, le chef de l'État fera le discours d'ouverture de l'association qui réunit sept mille des 35.000 maires de France.  

L'ancien sénateur "Les Républicains "Pierre Hérisson, ancien maire de Sevrier, près d'Annecy, conseiller municipal de la commune déléguée d'Annecy, ancien vice-président de cette association des maires de France, a participé à presque la moitié des congrès ! 43 sur 102 !  Il est toujours conseiller de celui qui préside la puissante association, François Baroin.   La venue du président de la République n'est pour lui pas une surprise. Elle est très politique.

Un président en campagne

Pierre Hérisson : - La venue du chef de l'État à notre congrès n'est pas une tradition. En 102 ans, Mitterrand est venu une fois, Chirac une ou deux... et avant aucun président. Rien ne l'en empêche. L'an dernier, le rendez-vous a été manqué. C'est le Premier Ministre qui l'a remplacé en pleine crise des gilets jaunes. Le souci ou la stratégie du Président, c'est de ne pas laisser Baroin seul à la tribune. On voit bien qu'il y a là des considérations liées à l'élection présidentielle. 

France Bleu Pays de Savoie : On va quand même parler des maires ?

Évidemment, on ne va parler que de ça ! Je ne serais pas étonné que le discours soit : " Je vous ai compris." Ce que les maires apprécieront. A eux de voir si c'est crédible  

On annonce un congrès plus apaisé...

Parce que beaucoup sont en fin de mandat et ne se représentent pas. C'est affectif, émotionnel. C'est sans doute aussi pour cela que le Président vient. L'an dernier, il se serait sans doute fait un peu plus bouger.  

La situation des maires n'est pas si dramatique mais il faut aider les petites communes.

Justement, à quelques mois des élections municipales, on reparle beaucoup du blues des maires, de ces élus qui ne se représenteront plus. 

Dans tous les sondages, le seul élu qui est toujours autant estimé et respecté, c'est le maire. Comme disait le général de Gaulle, "il y a moi et les maires." C'est mon 43 ème congrès. Rien de nouveau. On a toujours parlé de ces 40 % qui ne se représentent pas. Il y a toujours des gens qui prennent la relève.

Ce n'est pas pire qu'avant ?

Un peu sur certains points. L'insécurité, l'immigration ou les violences urbaines qui nous éloignent du vivre-ensemble. 

On a dit les maires dépossédés de leur prérogatives à cause de l'intercommunalité.  

Grosso modo, 1.500 communes ont fusionné. On en a quand même encore 35.000. Il faut rappeler que ces élus d'intercommunalité sont élus au suffrage universel. Alors, c'est vrai qu'il peut y avoir des concurrences. Mais il y a une logique de rationalisation. Il faut gérer l'eau, l'assainissement, l'aménagement du territoire, etc... On ne peut pas juste s'occuper des salons du mariage et de l'état civil. L'intercommunalité, c'est quand même une majorité de communes qui font des choix importants.

Le statut du maire, ça ne semble pas ou plus une priorité ? 

Pas pour les 500 plus grosses communes qui ont des directeurs de services et des chefs de cabinet. Mais pour la majorité des 7.000 maires qui viennent au congrès, c'est un besoin, un sujet central. On a 32.000 communes de moins de 2.000 habitants en France, il ne faut jamais l'oublier. Il faut un statut qui ne soit pas perçu comme un privilège par la population, mais comme le moyen d'exercer correctement son mandat, pour être ce qu'il faut bien appeler "le chef du village". 

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