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La ministre de la Cohésion des Territoires face à l'inquiétude des maires sarthois

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Par , France Bleu Maine, France Bleu

Renouer le dialogue et rassurer les élus : voilà l'objectif affiché de Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires, lors de sa venue au 70ème Congrès des maires de la Sarthe. Pas de quoi apaiser toutes les craintes des élus locaux pour autant.

Jacqueline Gourault a réservé son premier déplacement en tant que ministre de la Cohésion des Territoires aux maires de la Sarthe
Jacqueline Gourault a réservé son premier déplacement en tant que ministre de la Cohésion des Territoires aux maires de la Sarthe © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

C'est son premier déplacement depuis qu'elle a hérité lors du remaniement d'un ministère élargi de la Cohésion des Territoires : Jacqueline Gourault est venue à la rencontre des élus locaux à Sablé-sur-Sarthe ce samedi. Si le simple fait qu'il y ait désormais un ministre dédié aux territoires rassure, les inquiétudes des communes persiste concernant la politique gouvernementale.

La suppression de la taxe d'habitation vilipendée

Principale préoccupation du côté des communes : le manque à gagner avec la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages dès 2020, et pour tous à l'horizon 2022. Si le gouvernement a promis une compensation à l'euro près, beaucoup doutent de son maintien sur le long terme. "Peut-être que ce sera inscrit dans la loi, lance le maire de Saint-Jean-de-la-Motte Sylvain Fournier. Le fait que la taxe d'habitation soit supprimée ne me choque pas car elle est injuste, mais il faut avoir une compensation réelle et pérenne".

Autre interrogation : le dégrèvement prévu, avec lequel l'Etat s'engage à se substituer au contribuable pour compenser la perte de cette taxe, s'appliquera-t-il aux nouvelles construction ? "Oui", répond la ministre Jacqueline Gourault. La compensation financière devrait donc mécaniquement augmenter à mesure que le nombre d'habitants progresse. 

A la sortie du congrès, les maires sarthois sont plutôt résignés. "De toute façon, c'est décidé par l'Etat donc on a qu'à appliquer et prendre ce qu'on nous donnera, nous ne sommes pas décideurs", regrette Patrick Manuel, maire de Courgains dans le nord-Sarthe.

Des financements par l'Etat stables en 2019

Seule nouvelle un tant soit peu rassurante pour les élus sarthois : "la dotation globale de fonctionnement, c'est-à-dire le financement accordé par l'Etat aux communes, va rester stable l'an prochain", précise Jacqueline Gourault :

Ça a baissé pendant quatre ans, le gouvernement fait tout pour maintenir désormais ce niveau de dotation. 

Il faut dire que le département sarthois a été directement impacté par ces baisses. "On a eu 291 millions d'euros en moins en Sarthe avec la baisse des dotations, lance le président du département Dominique Le Mèner. On a le sentiment que la compétence sociale par exemple est totalement déchargée sur les départements, sans que les financements suivent".

Manque de reconnaissance

Au-delà des mesures gouvernementales qui coincent, c'est aussi le manque de reconnaissance du travail des élus locaux par les représentants de l'Etat que dénoncent certains maires. "A force de transférer des compétences aux communautés de communes, intercommunalités et départements, bientôt on ne s'occupera plus que des chiens qui aboient et des problèmes de voisinage !", s'agace Gérard Clément, maire de Gréez-sur-Roc.

De son côté Christophe Rouillon s'insurge contre la situation financière des maires de petites communes : "certains gèrent 500 habitants et gagnent 500 euros par mois, il faut revaloriser leur indemnité". Une sensation de ne pas être rémunéré à la hauteur du travail fourni et de l'investissement auprès des habitants."On a aussi de plus en plus d'injonctions de l'Etat vers les communes", ajoute Marc Joulaud, maire de Sablé-sur-Sarthe. Des injonctions et politiques à appliquer de plus en plus mal vécues par les élus sur le terrain.

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