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Congrès des maires : "Ce n'est plus nous qui décidons" dit un élu de la Marne

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Ni le président des maires ruraux de la Marne, ni le président des maires ruraux des Ardennes ne viennent ce mardi 20 novembre au Congrès des maires de France à Paris. Des maires de petites communes lassés. Rencontre.

La mairie de Ville-en-Tardenois dans la Marne.
La mairie de Ville-en-Tardenois dans la Marne. © Radio France - Sophie Constanzer

Le Congrès de l'Association des maires de France (AMF) débute ce mardi sans le président Emmanuel Macron, et sans certains maires de communes rurales. A l'image de Thierry Barba, maire de Ville-en-Tardenois (669 habitants) et président de l'association des maires ruraux de la Marne. Il ne sera présent ni au congrès ce mardi, ni à l'Elysée demain, malgré l'invitation du président de la République. "Les réunions pour dire "on fait une réunion", ben nous en tant qu'élus on en a marre", lance Thierry Barba. 

On regroupe tout le monde en disant "on va faire des économies" mais on se génère tellement de problèmes à côté que ça coûte plus cher - Thierry Barba, élu marnais

Un ras-le-bol très largement partagé. "C'est Monsieur Macron qui est président actuellement mais c'est pas que de son fait à lui, c'est aussi de ses prédécesseurs, il y a un ras-le-bol général... parce qu'on se rend compte qu'on est plus proches des administrés comme on l'était avant, parce qu'on est dans des grosses structures", souligne le maire de Ville-en-Tardenois. 

Des "grosses structures", autrement dit des intercommunalités et communautés d'agglomération. "Ce qui est beaucoup plus compliqué ce sont les délais d'intervention... et puis un exemple : le budget de l'éclairage public ! c'était 14.000 euros pour notre petite commune et aujourd'hui le fait d'être passés au Grand Reims c'est 26.000 euros...", dénonce Thierry Barba, maire depuis 2007 et qui ne se représentera pas à un prochain mandat. 

Thierry Barba : "si le but c'est de concentrer les gens dans les villes, on va y arriver".

On assiste à l'évasion des pouvoirs de proximité -- André Godin, maire de Glaire dans les Ardennes

Les élus attendent aussi de savoir par quoi sera compensée la suppression de la taxe d'habitation, principale source de revenus pour les communes. "La taxe d'habitation c'est la goutte qui fait déborder le vase parce qu'on va remplacer une taxe par des dotations d'un Etat qui a les poches vides et où sera la liberté de proximité de gérer l'argent public comme il se doit ? on assiste à l'évasion des pouvoirs de proximité", s'interroge André Godin, maire de Glaire et président de l'Association des maires ruraux des Ardennes. Lui aussi ne va pas au Congrès des maires de France ce mardi, et lui aussi a décliné l'invitation du chef de l'Etat à l'Elysée mercredi. 

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