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Politique

Congrès des Villes de France à Albi : les villes moyenne l'avenir du pays ?

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Par , France Bleu Occitanie

Environ 200 maires attendues à Albi pour deux jours. C’est le congrès de l’association villes de France qui réunit toutes les communes de 10.000 à 100.000 habitants. Un congrès qui attire cette année une ribambelle de membres du gouvernement dont le premier ministre Edouard Philippe.

Le congrès des Villes de France à Albi, au théâtre des Cordeliers le 13 et le 14 juin.
Le congrès des Villes de France à Albi, au théâtre des Cordeliers le 13 et le 14 juin. © Radio France - SM

L’avenir des villes moyennes est au cœur de l’actualité. La preuve cette année, les congrès des villes moyenne est très prisé par les membres de l’exécutif. Deux ministres (Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires et des collectivités territoriales; Sébastien Lecornu, ministre chargé des collectivités territoriales) et deux secrétaires d’état (Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre chargé des comptes publics et Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse ) font le déplacement. Et le premier ministre lui-même va conclure les débats. L’an passé, à titre de comparaison, Édouard Philippe avait fait une intervention vidéo lors du congrès à Cognac. 

Il faut dire que ces dernières semaines, la fonction de maire a été remise au centre du jeu avec le grand débat. Les organisateurs du congrès notent d’ailleurs que "le grand débat national a réaffirmé, une fois de plus, la place du Maire dans la cité : il est l’interlocuteur privilégié de nos concitoyens." 

Villes d'équilibres 

Jean-Marc Vayssouze-Faure, le maire de Cahors est vice-président de l'association. Il attend beaucoup de réponses du premier ministre sur la place qu'auront les villes moyennes demain. Lui les appelle "villes d'équilibres". _"Le gouvernement parait privilégier les métropoles. Il y a eu pourtant une prise de conscience que tout ne pouvait pas être développé dans les métropoles, notamment dans le cadre du grand débat_. Maintenant nous avons besoin d'avoir du concret. Quelle est la place de la commune, du département. Quels moyens vont être mis à disposition des collectivités? Les dotations sont, certes, gelées mais nous avons besoin de mener des politiques d'investissement. Et puis il y a la taxe d'habitation. Ce sont 26 milliards qu'il faudra trouver. Quelle sera la part qui va être demandé aux collectivités. Est-ce qu'on va mettre en place une nouvelle fiscalité ? J'imagine que nous allons avoir des réponses sur une nouvelle organisation territoriale." 

Autonomie financière et autonomie face aux métropoles 

En tout cas les débats vont porter sur cinq thématiques. Cinq questions essentielles pour la vie ( et parfois la survie) des villes moyennes. 

  1. Premier axe : le lien avec les métropoles.  Chez nous Toulouse. Comment des villes comme Cahors ou Pamiers peuvent-elle de vivre en complémentarité avec une ville géante à leur côté. Le risque, selon les villes moyennes est clairement de se faire aspirer. 
  2. Autre question posée lors des tables rondes : reste-t-il une réelle autonomie de gestion dans les villes de France ? On sent bien qu’avec les transferts de compétences, la fin de la taxe d’habitation, les maires des villes moyennes ont de plus en plus l’impression d’être les pieds et poings liés, avec de moins en moins de liberté.  
  3. Un dossier aussi qui risque de beaucoup faire parler : les centres villes. Qui ont partout de plus en plus de mal à exister. 222 villes sont concernées par le plan national Cœur de ville, 25 en Occitanie ( c’est le cas de Montauban, Figeac ou Revel ) et les maires voudraient que tout aille plus vite. 
  4. Autre axe abordé : le développement durable. Une des forces des villes moyennes, c’est qu’elles peuvent être des vitrines comme Albi qui prône par exemple l'autosuffisance alimentaire. 
  5. Enfin les élus vont aborder la question de l’enseignement supérieur. Avec ce chiffre méconnu : 20% des étudiants le sont dans une ville moyenne.