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Politique

Congrès Villes Moyennes : "nous essayons d'apporter des solutions plutôt que de nous plaindre", assure la maire d'Albi

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Par , France Bleu Occitanie

Près de 200 maires se retrouvent à Albi ce jeudi et vendredi pour le congrès de l’association Villes de France qui réunit toutes les communes de 10.000 à 100.000 habitants. Des ministres et Edouard Philippe y sont attendus La maire d'Albi était l'invitée de France Bleu Occitanie ce jeudi matin.

Stéphanie Guiraud-Chaumeil, maire sans étiquette d'Albi.
Stéphanie Guiraud-Chaumeil, maire sans étiquette d'Albi. © Radio France - Sandrine Morin

Albi, France

Il n'avait fait qu'une intervention vidéo l'an dernier au congrès de Cognac. Cette année, à Albi, le Premier ministre fait le déplacement, il clôturera le congrès par une allocution ce vendredi vers 12h30. Et plusieurs membres du gouvernement ont fait le voyage avec lui. Preuve que l'avenir des villes moyennes est un enjeu politique majeur. La maire d'Albi, Stéphanie Guiraud-Chaumeil, était l'invitée de France Bleu Occitanie ce jeudi.

REPLAY INVITÉ ► S. Guiraud-Chaumeil, la maire d'Albi (7'12'')

France Bleu Occitanie : Qu'est-ce qu'on appelle les villes "moyennes", et qu'ont-elles en commun ?

Stéphanie Guiraud-Chaumeil : Ce sont les villes et intercommunalités de 10.000 à 100.000 habitants. Nous sommes des villes à taille humaine, des pôles d'équilibre entre le rural et les métropoles. Nos villes méritent d'être reconnues, la qualité de vie y est remarquable. C'est d'ailleurs la thématique cette année de notre congrès puisque nous allons travailler sur les questions de mieux vivre au quotidien dans les villes de France.

Ces villes moyennes ont été un peu oubliées, c'est pourquoi elles ont été au cœur du Grand Débat. La venue du Premier ministre montre que le sujet est revenu au centre du jeu ?

C'est une magnifique reconnaissance qu'un certain nombre de membres du gouvernement nous accompagnent et nous éclairent. La présence d'Edouard Philippe est aussi un honneur. Il est vrai que les villes moyennes ont été oubliées des politiques publiques qui, pour la première fois depuis quarante ans, ont lancé il y a deux ans des dispositifs spécifiques."Action Cœur de Ville" en est un exemple, dispositif que certains ont lié exclusivement au commerce alors qu'il travaille aussi sur les questions de mobilité, de services publics, d’habitat, d'accès au numérique.

Depuis deux ans, nous, les villes moyennes, disposons de plans spécifiques, que nous écrivons nous-mêmes selon nos besoins.

Et ce Plan ne va pas assez vite ?

En fait, il est spécifique à chaque territoire et correspond à nos particularités. C'est bien nous, les élus et nos partenaires, qui écrivons ces plans.  Cela ne va peut-être pas assez vite pour certains mais c'est une garantie d'avoir un dispositif qui sera complètement adapté à nos besoins spécifiques. 

Vous allez remettre une motion au Premier ministre. Qu'allez-vous lui dire ?

Ce sont des demandes spécifiques à nos territoires, par exemple concernant l'enseignement supérieur. Ce sont aussi des demandes nationales, sur les questions de finances publiques, de démographie nationale. Nous tentons d'apporter des solutions, plutôt que de nous plaindre.

Vous faites partie des 72 élus locaux de droite et du centre qui ont signé la tribune qui appelle à soutenir l'action d'Emmanuel Macron. On ne vous a pas entendu là-dessus. Quel est le sens de votre démarche ?

Je fais partie de ces élus qui considèrent que les oppositions plus politiciennes ne sont plus les questions qui intéressent nos concitoyens. Nous avons besoin de faire avancer nos territoires et pour ce faire, il faut de la stabilité dans nos relations avec les partenaires à tous les niveaux, intercommunal, départemental, régional, et au niveau de l'Etat. Nous sommes très nombreux, de droite, du centre ou comme moi sans étiquette, à avoir envie que les choses avancent. Nous considérons que le plus important pour nous tous est la réussite de la France.

Je resterai sans étiquette. Mais je souhaite de la stabilité pour faire avancer mon territoire. Je ne suis pas dans un calendrier politique.

Le but de la manœuvre est-il d'avoir l'investiture En Marche aux prochaines municipales ?

Nous sommes élus jusqu'au dernier jour de notre mandat. Nous n'en sommes pas encore là. Nous connaissons les attentes de nos concitoyens, les besoins de nos territoires. Et cette tribune, c'est aussi le sens, tâche d'y répondre, de proposer des solutions, faire remonter les expériences qui sont les nôtres pour voir comment elles pourraient être dupliquées. L'idée n'est pas du tout à des fins de calendrier. Notre logique, c'est de dire que jusqu'au dernier jour du mandat, les élus locaux sont au travail. On ne peut pas se permettre de perdre un seul jour de travail.

Pourquoi ne pas rejoindre En Marche ?

Je suis sans étiquette, je le resterai, la question ne se pose pas. C'est le contrat que j'ai passé avec les Albigeois quand je me suis présentée pour la première fois devant eux en 2014. Je suis un maire sans étiquette à la tête d'une équipe diverse, forte de ses différentes orientations politiques et parce qu'elle est composée à moitié de personnes issues de la société civile. Il n'y a pas d’ambiguïté. On a besoin de faire avancer nos territoires, on a besoin de stabilité. Nous sommes des élus responsables, notre première motivation, ce sont nos territoires et ses habitants".

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