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Conseil départemental : clap de fin pour Marc Lefèvre

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Par , France Bleu Cotentin

Au terme de 23 ans passés au Conseil départemental de la Manche, ponctués par presque quatre ans à la tête de la collectivité, Marc Lefèvre a présidé mercredi sa toute dernière séance plénière, lui qui ne se représente pas aux élections de juin prochain. Entretien.

Les élus se sont levés pour applaudir leur président sortant lors de l'ouverture de la dernière séance plénière du Conseil départemental de la Manche.
Les élus se sont levés pour applaudir leur président sortant lors de l'ouverture de la dernière séance plénière du Conseil départemental de la Manche. © Radio France - Benoît Martin

Il y avait de l'émotion mercredi 12 mai à l'ouverture de la dernière séance plénière du mandat actuel des Conseillers départementaux de la Manche. 19 des actuels élus quitteront leurs fonctions après les élections du mois de juin. Et parmi les sortants, le président de l'institution. A bientôt 71 ans, Marc Lefèvre ne brigue pas de nouveau mandat. Retour avec lui sur une vie de politique.

Quel est votre état d'esprit au terme de ce qui restera votre dernière séance plénière au Conseil départemental de la Manche?

Marc Lefèvre : A cet instant, ca n'est pas simplement ces 23 ans passés au sein du département, mais 38 ans de vie politique que je vois défiler. Ma première élection en tant que maire en 1984, puis de président de la communauté de Sainte-Mère-Eglise avant mon entrée ici en 1998. J'y ai beaucoup travaillé notamment en tant que président de la commission des affaires sociales avec la gestion de la mise en place de l'aide à l'autonomie, du RSA. Je me suis beaucoup investi et c'est ce qui m'a permis le temps venu d'appréhender avec une certaine sérénité la fonction de président. 

Sur ces dernières années, de quoi êtes-vous fier?

ML : On a réussi, je pense à faire évoluer l'institution en confiant plus de responsabilité aux différents territoires, en faisant confiance à nos agents au plus près des usagers. C'était compliqué mais je pense qu'on a avancé sur le sujet même s'il reste encore à faire.

Jamais je n'aurais imaginé avoir un jour la responsabilité de président du département mais j'en suis très fier.

Que retenez-vous des échanges et des débats politiques dans cette enceinte?

ML : J'ai particulièrement apprécié la capacité de dialogue, d'écoute malgré nos différences. Il y a deux mots importants pour moi : la notion de respect et de bienveillance et cela nous permet d'avoir des décisions plus équilibrées. On a coutume de dire dans la Manche que nous sommes violemment modérés. Ce n'est pas un défaut, au contraire, c'est la capacité à travailler ensemble et je l'ai constaté tout au long de mes mandats.

Vous êtes le président en exercice au moment où sont "sorties" ces derniers mois différentes affaires qui vous ont amené à écarter certains personnels. Comment avez-vous vécu ces "perturbations"?

ML : D'abord il faudra voir d'ici quelques mois s'il s'agit vraiment d'affaires. Aujourd'hui elles ne sont que médiatiques, encore faut il savoir si la justice donnera suite. Bien sûr il y a des choses à gérer moins agréables. J'ai tenté de le faire. Cela fait partie de la charge et de la responsabilité, mais ça n'est pas l'essentiel du métier. Au poste de président, j'ai veillé à rester concentré sur le service des usagers, dans la droite ligne de mon père et mon grand-père qui étaient déjà maires de leur commune. J'avoue que jamais je n'aurais imaginer avoir un jour la responsabilité de président du département mais j'en suis très fier.

Vous êtes en poste jusqu'au 1er juillet prochain. Arrivez-vous à vous projeter dans l'après?

ML : J'ai beaucoup de mal. Heureusement il y aura l'été, peut-être pour voir mes enfants et petits-enfants. Ensuite il y aura le temps pour ce que je n'ai pas pu faire. Plus de voyages par exemple. Il y aura sans doute aussi un petit sentiment de vide. Je l'appréhende un peu mais on verra bien, chaque chose en son temps! En tout cas ma décision a été prise  en toute sérénité. Je crois que c'est raisonnable : il y a un temps où il faut savoir s'arrêter.

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