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Politique

Conseil municipal de Firminy : une majorité pour le retrait du maire, mais Marc Petit refuse de démissionner

lundi 15 avril 2019 à 23:48 Par Mathilde Montagnon, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu

A une courte majorité d'une voix, les élus du conseil municipal de Firminy se sont prononcés pour le retrait du maire Marc Petit condamné pour agression sexuelle. Mais le vœu n'était que symbolique. Et Marc Petit refuse de démissionner.

Le maire Marc Petit face aux élus et aux nombreux Appelous venus assister à ce conseil municipal extraordinaire
Le maire Marc Petit face aux élus et aux nombreux Appelous venus assister à ce conseil municipal extraordinaire © Radio France - Mathilde Montagnon

Firminy, France

Deux heures de débat, un vote, un vœu adopté, mais rien ne change.  Le conseil municipal extraordinaire de Firminy s'est tenu ce lundi soir suite à la condamnation pour agression sexuelle du maire de la commune Marc Petit. Condamnation en février dernier à un mois de prison avec sursis dont il a fait appel.  

Ce sont 17 conseillers municipaux qui ont réclamé et provoqué la tenue de ce conseil municipal extraordinaire en signant, en commun, un vœu dans lequel ils demandent à Marc Petit de se mettre en retrait de sa fonction de maire, en attendant le jugement en appel du tribunal correctionnel. 

Dans les débats, devant 150 à 200 Appelous venus pour l'occasion, les opposants à Marc Petit (des élus de droite mais également de gauche) évoquent l'éthique, la moralité, l'exemplarité en politique, l'égalité homme-femme. Ils parlent d'intérêt général, de l'image de la ville qui serait salie et dénonce le déni du maire face à la situation.

Reportage de Mathilde Montagnon

En face, les partisans du maire insistent sur les règles de droit, l'aspect suspensif de l'appel ou encore la théorie du complot. Après deux heures de discussion, 17 conseillers municipaux ont voté pour la mise en retrait de Marc Petit de sa fonction de maire. 16 élus ont voté contre.  Mais le vœu n'était que symbolique. Marc Petit ne démissionne pas.

Le maire de Firminy dénonce une alliance de la droite et d'une partie de la gauche  contre lui, pour prendre son poste. Un "complot" selon lui. Qui aurait même pu fonctionner raconte-t-il. "J'ai failli démissionner. Mais ce qui m'a conduit à ne pas le faire c'est que des personnes même de droite, des Appelous que je ne connaissais pas du tout m'ont dit : surtout ne démissionnez pas. Résistez. On compte sur vous". 

Le maire Marc Petit assure qu'il est soutenu par ses administrés face à un complot politique

Laurence Juban, ancienne proche de Marc Petit, fait partie de ceux qui ont voté le vœu. A la sortie elle est un peu dépitée "c'était sans grands espoirs que nous venions à ce conseil municipal extraordinaire. Force est de constater qu'aucune annonce particulière n'a été faite de la part du maire laissant entendre qu'il mesurait l'effroi qui pouvait être le notre par rapport aux faits qui ont conduit à cette condamnation". 

Laurence Juban dénonce l'attitude de déni dans laquelle le maire s'est enfermé

Marc Petit veut mener son mandat jusqu'au bout, jusqu'à son procès en appel qui pourrait avoir lieu fin 2019, début 2020, à quelques mois des élections municipales.