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Politique

Conseil régional des Hauts-de-France : des élus du Rassemblement national veulent créer un groupe dissident

mardi 11 septembre 2018 à 19:22 Par Cécile Bidault, France Bleu Nord

Le Rassemblement national, ex-FN, est-il en crise ? Le parti de Marine le Pen fait l'objet d'une enquête sur des emplois présumés fictifs au parlement européen, la justice a gelé deux millions d'euros d'aide publique. Sur le plan politique, trois nouveaux élus à la Région ont claqué la porte.

Marine le Pen et Sébastien Chenu siègent au groupe RN au conseil régional des Hauts-de-France
Marine le Pen et Sébastien Chenu siègent au groupe RN au conseil régional des Hauts-de-France © Maxppp - PHOTO PQR/VOIX DU NORD

Hauts-de-France, France

Son nouveau nom lui porterait-il malheur ? Le Rassemblement national, ex-Front national, est dans la tourmente. Le parti de Marine le Pen fait l'objet d'une enquête sur des emplois présumés fictifs au parlement européen, et la justice a gelé par avance deux millions d'euros d'aide publique. Marine le Pen a reconnu elle même qu'une confirmation de cette saisie risquait d'entraîner "la mort" du RN.

En plus de ces difficultés financières, il y a la crise politique. Au conseil régional des Hauts-de-France, c'est la guerre ouverte dans le groupe du Rassemblement national. Il semble loin, le temps où le Front national célébrait l'ampleur inédite de son groupe dans une collectivité, 54 élus sur 170. Deux ans et demi plus tard, après une première vague de démission d'élus partis rejoindre les Patriotes, et une deuxième il y a dix jours, à la prochaine séance plénière le 25 septembre, ils ne seront plus que 42

Marine le Pen "pas à la hauteur"

Alexis Salmon, ancien vice-président du groupe RN au conseil régional, veut créer un groupe dissident - Radio France
Alexis Salmon, ancien vice-président du groupe RN au conseil régional, veut créer un groupe dissident © Radio France - Cécile Bidault

Parmi les trois derniers démissionnaires, Alexis Salmon, ancien vice-président du groupe chargé de la communication. Pour lui, c'est à la fois un problème politique, et un problème humain, notamment avec Marine le Pen : "elle n'est pas à la hauteur, c'est difficile à dire, parce que nous avons sincèrement cru en elle, nous nous sommes battus pour elle. Mais quand on est au coeur de l'appareil, qu'on observe l'arrière-boutique, on tombe de très haut. On s'aperçoit qu'il y a seulement un clan, qui protège les intérêt de quelques personnes".

Alexis Salmon pointe des problèmes "politiques et humains"

Un "non événement"

Dans le collimateur des démissionnaires, notamment, Sébastien Chenu, qualifié de "Rastignac de Marine le Pen" par ses détracteurs. En signe d'apaisement, il a quitté sa fonction de vice-président du groupe Rassemblement national au conseil régional des Hauts de France. 

Au milieu de ces amabilités, le président du groupe, Philippe Eymery, résume sa sérénité en un mot : "Pschitt. Ca veut dire que leur départ est un non événement. Ils sont inaudibles, et notre force de frappe est intacte".

Philippe Eymery, président du groupe Rassemblement national à la Région - Maxppp
Philippe Eymery, président du groupe Rassemblement national à la Région © Maxppp - PHOTO PQR/ VOIX DU NORD

Philippe Eymery dit ne pas être inquiet de ces démissions

Création d'un groupe dissident ?

Les trois élus qui quittent le groupe du Rassemblement national, Alexis Salmon, André Murawski et Olivier Normand, ont l'intention de créer un groupe dissident au conseil régional. Ils affirment qu'ils ont déjà rassemblé onze ou douze personnes, il en faut dix. Le groupe aurait même déjà un nom, "l'Entente républicaine". Et Alexis Salmon n'hésite pas à prôner "l'union des droites", et à faire des appels du pied à l'aile droite de la majorité.

Philippe Eymery, lui, "n'y croit pas". Le président du groupe enfonce le clou : "je pense qu'ils ne sont pas assez nombreux, et que les élus voient bien que c'est une impasse politique".

Conclusion d'Alexis Salmon : "au Rassemblement national, c'est la double peine. On en prend plein la gueule quand on y entre, on en prend plein la gueule quand on en sort".