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Politique

Conservatoire de Montbéliard : la ville accepte, sous conditions, de participer au surcoût

mardi 13 mars 2018 à 11:43 Par Christophe Beck, France Bleu Belfort-Montbéliard

Dans le projet de nouveau conservatoire, la ville de Montbéliard se plie aux exigences du président de l'agglomération et accepte de mettre la main à la poche pour défendre l'option "Blancheries". Mais cette participation inédite est conditionnée. Suffira-t-elle à sortir de l'impasse ? Pas sûr.

Séance extraordinaire du conseil municipal de Montbéliard, ce lundi 12 mars 2018
Séance extraordinaire du conseil municipal de Montbéliard, ce lundi 12 mars 2018 © Radio France - Christophe Beck

Montbéliard, France

Verra-t-on un jour la fin de la querelle entre le président LR de l'agglomération, Charles Demouge et sa 2ème vice-présidente, la maire LR de Montbéliard, Marie-Noëlle Biguinet, à propos du projet de nouveau conservatoire ? La délibération du conseil municipal de Montbéliard réuni en séance extraordinaire ce lundi soir marque une étape. Mais il reste encore du chemin à parcourir.  

Cette délibération était une condition posée par le président de PMA, Charles Demouge, pour accepter de se ranger au projet "Blancheries" aux portes du centre ville. La ville devait s'engager à financer le surcout entre l'option défendue par le président de l'agglo, dans l'ex clinique des Portes du Jura (chiffré à 10,7 millions d'€) et celle des Blancheries (15,3 millions d'€). Le delta est de 4,7 millions d'€.  

Esquisse du projet "Blancheries".  - Radio France
Esquisse du projet "Blancheries". © Radio France - Christophe Beck

La ville se plie, sous conditions, à cette exigence, en acceptant le principe d'un fond de concours d'un montant maximum de 4,7 millions d'€. La nuance est dans le "maximum", car la ville exige qu'on affine les études et que l'on soustrait du coût des "Blancheries" les 600 000 € déjà dépensés pour la réalisation de l'APS (avant projet sommaire) de ce projet "Blancheries". 

Le projet d'une collectivité contre le projet d'un homme

Cette participation de la ville-centre à un projet communautaire pose plusieurs questions. D'abord celle de la légitimité des projets. "Le projet "Blancheries" a été validé par trois délibérations entre 2010 et 2012, par l'agglo et la ville à l'époque, alors que celui des Portes du Jura est celui d'un homme seul", dit Philippe Duvernoy, maire-adjoint.  "Ce qui a été fait par une assemblée doit être défait par une assemblée".

Ensuite la question de la jurisprudence. "On est dans une situation inédite dans l'histoire de l'agglomération, Montbéliard est la seule ville qui paye pour des équipements communautaires. Les montbéliardes paieront l'équipement deux fois", explique Myriam Chiappa Kiger pour l'opposition socialiste. "Vous avez affaibli la ville-centre en la livrant aux querelles intestines de la droite", ajoute Eric Lançon sur ces mêmes bancs de l'opposition. 

"Avec Citédo, vous avez fait le choix du sport, plutôt que la culture"

Réponse de la maire de Montbéliard, Marie Noëlle Biguinet : "Pourquoi n'avez-vous pas réussi à lancer le projet alors que vous aviez même réussi à convaincre votre opposition de l'intérêt de cette construction, pour finalement préférer réaliser le complexe aquatique Citédo plutôt que le conservatoire des Blancheries". 

La parole est désormais dans le camp du président de l'agglomération qui a déjà laissé entendre que "les exigences de la villes étaient inacceptables pour l'agglomération et pouvaient conduire au renoncement du projet"

Les "chamailleries" se poursuivent, au détriment d'un grand projet communautaire.