Politique

Contre l'état d'urgence et la déchéance de nationalité : 400 personnes dans les rues de Tours

Par Marie-Ange Lescure, France Bleu Touraine dimanche 31 janvier 2016 à 9:12

Prés de 400 personnes dans les rues de Tours
Prés de 400 personnes dans les rues de Tours © Maxppp

Dans 70 villes de France comme à Paris, des milliers de manifestants ont défilé hier contre l'état d'urgence et la déchéance de nationalité. A Tours prés de 400 manifestants ont répondu à l'appel de plusieurs syndicats, associations et partis du Front de Gauche.

Ils protestaient contre le projet de prolongation pour trois mois de plus de l'état d'urgence. Le gouvernement doit se prononcer sur cette prolongation mercredi prochain en Conseil des Ministres. Au coeur de la contestation également, la question de la déchéance de nationalité.

C'est une vraie inquiétude que sont venus exprimer les manifestants malgré la pluie. Pour Léonard, c'est simple, le gouvernement profite de la situation pour contrôler  museler l'opinion publique,

pour les manifestants, la crainte de voir museler l'opinion publique

En Indre-et-Loire,  42 perquisitions ont été menées et 1 assignation à résidence a été prononcée. Si l'état d'urgence est prolongé de trois mois, il y a un réel danger expliquent Alain et Stéphane...

l'état d'urgence est un réel danger pour ces manifestants

La déchéance de nationalité pour les binationaux français coupable de terrorisme n'a pas plus de succès auprès des manifestants. Agnès et Thierry n'en voit pas l'utilité, si ce n'est électoral

la prolongation de l'état d'urgence décidée mercredi en Conseil des Ministres

Parmi les manifestants, Catherine Lison Croze, membre de la Ligue des Droits de l'Homme en Indre-et-Loire. La politique de François Hollande et de son gouvernement l'inquiète beaucoup.

Catherine Lizon-Croze membre de la Ligue des Droits de l'Homme

Selon un sondage Ifop pour Atlantico, 79% des Français sont favorables à cette prolongation.

Une nouvelle prolongation de l'état d'urgence jusqu'à fin mai doit être présentée mercredi en conseil des ministres. Par ailleurs, le gouvernement prépare un projet de révision constitutionnelle, examiné en séance à partir du 5 février au Palais Bourbon. Il prévoit d'inscrire dans la Constitution l'état d'urgence, pour le sécuriser sur le plan juridique et l'encadrer, selon l'exécutif, ainsi que l'extension de la déchéance de nationalité pour les personnes "condamnées" pour un crime ou un délit constituant une atteinte grave à la vie de la nation", autre mesure vivement contestée.

L'extension de la déchéance de nationalité ne comprendra finalement "aucune référence" aux binationaux pour ne pas les "stigmatiser", a annoncé mercredi le Premier ministre Manuel Valls, même si, en pratique, ils pourraient rester seuls exposés à cette mesure qui fracture la gauche.

Partager sur :