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Coronavirus : à Sarreguemines, l'Allemagne, "c'est une partie de notre ville"

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Après que l'Allemagne a classé la Moselle comme une zone à risques dans le cadre de la crise sanitaire, des négociations sont en cours pour éviter l'instauration de tests obligatoires pour tous les frontaliers qui s'y déplacent. À Sarreguemines, les habitants sont gagnés par une certaine confusion.

Les habitants sont habitués à vivre des deux cotés de la frontière marquée par la rivière Sarre à Sarreguemines
Les habitants sont habitués à vivre des deux cotés de la frontière marquée par la rivière Sarre à Sarreguemines © Radio France - Magali Fichter

L'Allemagne a décidé de classer la Moselle comme une zone à risque maximal dans le cadre de la pandémie de coronavirus à partir de lundi soir. Cette décision pourrait avoir pour conséquence l'instauration de tests PCR de moins de 24 heures obligatoires pour se rendre en Allemagne pour tous les frontaliers, y compris les travailleurs. Des négociations sont en cours entre les deux pays pour trouver un compromis. 

"C'est une partie de notre ville"

À Sarreguemines, ville frontalière, les habitants sont habitués à vivre des deux cotés de la frontière, dans une boucle d'échanges permanents : " Depuis que je suis tout petit je vais en Allemagne tous les jours, témoigne Robert, ça fait partie de notre ville, on y travaille, on y dépense notre argent. Et ce n'est pas normal parce que le virus il passe la frontière ". Cet ouvrier travaille de l’autre coté de la rivière Sarre depuis 30 ans et ne comprend pas cette complexité : " L'année dernière à la même époque à l'usine il n'y avait plus d'ouvriers, on travaillait sur deux postes au lieu de quatre. Cette année, on est beaucoup moins touchés par la maladie et ils ont décidé de nous casser les pieds ", s'étonne-t-il. 

C'est l'Europe qui s'arrête aux frontières - Robert, travailleur frontalier 

Nombreux sont les habitants qui disent se rendre moins souvent en Allemagne en raison de la pandémie. Dominique, boulanger au centre ville, en ressent les effets : " On a beaucoup plus de gens qui restent sur Sarreguemines, donc automatiquement qui achètent plus. " L'Allemagne aurait plus à y perdre selon lui, d'un point de vue économique, en raison des nombreux frontaliers qui ont l'habitude d'y faire leurs achats

Mike fait partie de ceux qui renonceront au shopping ou aux promenades Outre-Rhin si il faut passer des tests systématiques pour se déplacer à quelques kilomètres de chez lui : " Je resterai ici dans ma ville et je ferai mes courses ici. On verra bien ", commente-t-il, un peu résigné. 

"Les frontières n'existent plus" 

Pascal, conseiller pédagogique en langue allemande à Sarreguemines, est surtout marqué par la brutalité de l'annonce, un peu au dernier moment : " Ce genre de choses ça se prévoit. Cela me désole, en tant que Mosellan, en tant qu'Européen, et en tant qu'habitant de cette grande région et de cet espace Sarre-Lor-Lux. "

Nous ne sommes pas deux pays séparés. On est ensemble - Pascal, Sarregueminois

Selon lui, les frontières ont cessé d'exister depuis longtemps : " Nous ne sommes pas deux pays séparés, on est ensemble, dans un même espace commun. On vit avec nos partenaires, il y a des échanges professionnels de tous les cotés. Ce serait dire stop à cet état de fait régional, ce serait dommage ", explique-t-il.

Les négociations se poursuivent ce dimanche, entre les gouvernements français et allemand, pour trouver un accord sur les passages transfrontaliers. 

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