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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : des Mosellans à l'épreuve des tests toutes les 48 heures pour aller en Allemagne

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Des travailleurs frontaliers mosellans se sont précipités vers les tests Covid en pharmacie alors qu'ils deviennent obligatoires ce mardi pour entrer en Allemagne. Les entreprises se préparent à organiser des dépistages réguliers.

Le temps que les entreprises s'organisent, des travailleurs mosellans ont dû se précipiter pour faire un test Covid en pharmacie avant d'aller travailler le lendemain
Le temps que les entreprises s'organisent, des travailleurs mosellans ont dû se précipiter pour faire un test Covid en pharmacie avant d'aller travailler le lendemain © Radio France - Natacha Kadur

Des travailleurs frontaliers se sont précipités sur les tests Covid en pharmacie ce lundi en Moselle pour être en mesure de les présenter dès le lendemain lors de leur entrée en Allemagne. Les entreprises s'organisent dans l'urgence pour réaliser les dépistages réguliers de leurs employés. Car à  compter de lundi soir, minuit, il faudra se munir d'un test négatif au Covid-19 de moins de 48 heures pour entrer en Allemagne, même pour les travailleurs transfrontaliers.

Ruée sur les tests en pharmacie

A Forbach, certains ont patienté plus d'une heure pour se faire tester en pharmacie lundi, alertés par leurs employeurs : " C'est une cadre qui m'a appelée à 12h30 aujourd'hui pour me dire qu'il fallait que j'aille me faire tester sinon je ne pouvais pas travailler ", explique une employée du Parlement de la Sarre. 

Ça sert plus à énerver les frontaliers qui veulent juste aller travailler 

Tous partagent la même exaspération, comme cet ouvrier du bâtiment : " Avec les horaires que je fais en ce moment, de 7h à presque 8h du soir, faire tous les deux jours un test, ça va être dur. Pour moi ça sert plus à énerver les frontaliers qui veulent juste travailler et être tranquille. On nous emmerde quoi ", s'exclame-t-il.

Les entreprises allemandes s'organisent

À Sarrebruck, l'usine automobile ZF, qui emploie plus d'un millier de frontaliers, s'est organisée dans l'urgence pendant le week-end. Une tente a été installée sur son parking pour héberger un centre de dépistage : " Je suis sorti de l'usine ce matin, j'avais rendez-vous pour le test à 12h55, à 12h56 c'était fini ", témoigne Didier, un employé mosellan. Mais pour lui, si il s'agit de dépister très régulièrement en entreprise, " dans ce cas on teste toute le monde ".

Cela porte un coup à la relation franco-allemande - Cédric, travailleur frontalier à Sarrelouis

Ceux qui devront passer la frontière chaque jour pour se rendre sur leur lieu de travail sont " très en colère ", témoigne Cédric, employé de l'usine Ford à Sarrelouis. Il se dit " traumatisé par ces mesures imposées par Berlin aux travailleurs frontaliers. Cela porte un coup à la relation franco-allemande ", explique-t-il.

Je ne pense pas que toutes les entreprises puissent financer ces tests

Dans son entreprise, les tests ne pourront être organisés qu'à partir de la semaine prochaine, le temps de la mise en place. Selon lui, c'est à l'État allemand de les prendre en charge financièrement et d'accompagner leur réalisation : " Je ne pense pas que toutes les entreprises puissent financer ces tests, ça me parait impossible. Ce n'est pas à nous et à l'entreprise de payer pour ces tests alors que nous venons travailler, ce serait quand même un comble ", se désole-t-il. 

L'Etat de la Sarre allemande aurait déjà débloqué un volume d'une centaine de milliers de tests pour les frontaliers pour les semaines à venir. Il sont 16,000 mosellans à travailler quotidiennement en Allemagne. 

Derniers achats dans les commerces allemands 

Des frontaliers se sont également précipités pour faire leurs achats en Allemagne : C'est le dernier jour, il faut en profiter ! " , explique Mustapha, qui se rend dans une célèbre enseigne de droguerie allemande à Sarrebruck, comme lors d'un journée de soldes. Christiane, habitante de Forbach, y est également venue faire le plein de croquettes pour son chat, car elle ne sait pas si elle va revenir de sitôt : " Faire le test là, c'est quand même embêtant. S'il le faut je le ferai, mais si je peux l'éviter, j'évite ! ", souffle-t-elle les bras chargés de ses paquets. 

Juste après le panneau qui marque l'entrée dans la ville allemande, Calogera tient le premier kiosque à tabac. Elle redoute de perdre un peu sa clientèle française dans les jours à venir : " Aujourd'hui il y a beaucoup de travail, mais demain, je ne sais pas. Les clients ne vont pas passer un test juste pour venir acheter des cigarettes ", explique-t-elle.

Des frontaliers font le plein de cigarettes à l'entrée de Sarrebruck
Des frontaliers font le plein de cigarettes à l'entrée de Sarrebruck © Radio France - Natacha Kadur
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