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Dossier : Coronavirus

Coronavirus et politique : le regard de Michel Savin, sénateur LR de l'Isère

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Par , France Bleu Isère

Le sénateur LR de l'Isère livre son regard sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Il appelle aussi les politiques de tous bords à réfléchir à ce que sera la France d'après.

Michel Savin
Michel Savin © Radio France -

Michel Savin est l'invité de France Bleu Isère

Michel Savin, en tant que spécialiste des questions de sport au Sénat vous avez écrit à la présidente de France Télévisions, qu'est ce que vous lui avez demandé ?  

Je salue d'abord la décision de Delphine Ernotte de mobiliser ses antennes sur l'éducation pour aider tous les élèves à faire la classe du primaire jusqu'au lycée en ces temps de confinement. Mais ce qui est dommage c'est que l'aspect éducation physique est totalement absent de ce programme. C'est pour ça que je lui ai écrit pour lui demander s'il était possible d'inclure dans ce programme une demi heure d'activité physique parce qu'on sait qu'au niveau de la jeunesse c'est un vrai problème notamment avec l'obésité et le temps passé devant ses écrans. La pratique quotidienne est importante, aussi bien pour le corps que pour la tête ça ne peut faire que du bien.  

Le monde du sport que vous suivez dans vos activités au Sénat est à l’arrêt, aussi bien le monde professionnel que les amateurs, ça laissera des traces ?  

Oui mais ce n'est pas le plus important aujourd'hui. Ce qui compte c'est de se protéger et de respecter les règles édictées par les médecins et le gouvernement. On verra après comment la reprise pourra se faire. C'est sûr que pour le monde professionnel il y a des enjeux financiers importants et pour le monde amateur c'est plus une question d'organisation avec les collectivités locales mais on n'est pas aujourd'hui à parler du redémarrage des clubs sportifs. 

Quel regard vous portez sur la manière dont le président et le gouvernement gèrent cette crise ? 

On doit prendre la mesure de la situation et accompagner toutes les actions qui sont menées pour apporter un soutien notamment à tous ceux qui se battent aujourd'hui, médecins, infirmiers, tous les corps de métiers qui sont en première ligne. Voilà quel est notre rôle d'élus locaux, de parlementaires. Ensuite viendra le temps d'analyser les dysfonctionnements, les problèmes, les messages qui ont été passés en terme de communication et qui étaient parfois contradictoires. Il y a eu des couacs, mais ce n'est pas le moment de les mettre sur la table. Viendra le temps du bilan, mais aussi des actions à mettre en place.

"Il faudra réfléchir au modèle de société qu'on veut pour notre pays"

Cette crise sanitaire nous oblige a réfléchir sur le modèle de société. Il y a des choses à changer. Est-ce que le modèle en place depuis des années est toujours pertinent ou bien n'y a-t-il pas des choses à changer ? Moi je fais partie de ceux qui pensent qu'il faudra changer des choses. Le financement de l'hôpital public, la place de l'agriculture et notre dépendance par rapport à certains pays.  C'est aussi le cas pour l'industrie dont on s'aperçoit que nous sommes dépendants des autres dans certaines secteurs. Alors il ne faudra pas arrêter tous les échanges, on ne pourra pas vivre en autarcie, mais il faudra trouver un juste milieu. Faire du commerce bien sûr, mais aussi revoir certaines activités à l'échelle du national ou de l'Europe. 

Ça ébranle quelques certitudes chez le politique que vous êtes cette crise ?

Oui bien sûr mais surtout ça nous oblige à poser la question de "comment on va fonctionner"? Il n'y aurait rien de pire que de recommencer ensuite comme s'il ne s'était rien passé. Il faut réfléchir, faire des propositions, nous le ferons au groupe LR du Sénat, c'est dans ce sens là qu'il faut aller.

Le second tour des élections municipales pourrait finalement ne pas se tenir en juin et du coup le scrutin pourrait repartir à zéro en octobre, votre regard ?  

C'est sûr que je ne vois pas bien, si l'épidémie se poursuit, comment on pourrait organiser un second tour pour les cinq mille communes concernées, dans de bonnes conditions de sécurité. Ça s'annonce très compliqué. C'est pour ça je pense qu'il faut plutôt partir sur une organisation des municipales en octobre, mais dans ce cas-là il faudra revoter pour les deux tours. Et ça pose des questions d'équité. On n'a pas la garantie que les listes seront les mêmes, que les têtes de listes seront les mêmes On peut imaginer que des candidats se retirent. Il peut y avoir des ralliements, des fusions dès le premier tour (sur la base des résultats de mars qui ne compteront plus mais qui donnent une indication des rapports de force, ndlr). Tout ça pose en effet pas mal de questions. Cela décalera aussi par conséquent les sénatoriales mais c'est ainsi, ce n'est pas dû à une décision politique mais à la crise sanitaire. 

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