Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : François Hollande reconnaît une "part de responsabilité dans la situation de l'hôpital"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

François Hollande a reconnu lundi une "part de responsabilité dans la situation de l'hôpital" durant la crise du coronavirus. L'ancien président de la République a admis notamment un manque de "renouvellement" des masques, tout en critiquant l'absence de contrôles réguliers des stocks depuis 2017.

François Hollande en juin 2019
François Hollande en juin 2019 © AFP - Nicolas Guyonnet / Hans Lucas

"J'ai ma part de responsabilité aussi dans la situation de l'hôpital" durant la crise du coronavirus, a déclaré François Hollande ce lundi sur France Inter

"Depuis des années on a contraint l'hôpital, et j'y ai pris ma part, je ne veux pas du tout m'exclure", a ajouté l'ex-chef de l'Etat.

Peut-être un manque de "renouvellement" des masques

Interrogé sur la baisse des stocks de masques sous sa présidence (2012-2017), François Hollande a expliqué : "Une décision a été prise en 2011 de ne pas centraliser le stockage des masques comme avant, et en 2013, l'administration a considéré qu'il fallait confirmer cette décision pour mettre les masques là où ils sont utilisés : collectivités, hôpitaux, entreprises". 

Et d'expliquer : "Je pense que cette orientation, fondée sur la proximité et l'efficacité, était la bonne, mais ça supposait un contrôle du stockage des masques. Moi je l'ai fait trois fois".

"Il y avait un peu moins d'un milliard de masques quand je suis arrivé et 740 millions quand je suis parti", a-t-il poursuivi. "Peut-être n'y a-t-il pas eu assez de renouvellement de masques périmés". 

Mais "quand la crise sanitaire a démarré il n'y en avait plus que 140 ou 150 millions, ça veut dire que des masques ont été détruits", a souligné François Hollande, estimant que "ce qui n'a pas été fait suffisamment depuis 2017, c'est une vérification régulière du stock de masques"

Et de conclure : "Je souhaite une commission d'enquête. Est-ce qu'il faut pour autant chercher un bouc émissaire dans cette affaire" alors qu'"il y a un moyen de trouver la sanction", par "le vote".

Alors que s'ouvre un "Ségur de la Santé", vaste concertation destinée à améliorer les conditions de travail du secteur, François Hollande a rejeté l'hypothèse de la fin des 35 heures pour les soignants, avancée par le ministre de la Santé : "Il faut mettre de la souplesse, de la négociation, mais de grâce ne supprimons pas ce qui est regardé comme un acquis social".

L'ancien président socialiste a détaillé la situation des hôpitaux : "On a mis une suradministration, que le personnel rejette, un codage d'actes et la tarification qui les a obligés à remplir plus de papiers que de soigner". Et de préciser :  "Il y a aussi la question des rémunérations".

Un "chèque déconfinement" pour 10 millions de personnes

L'ancien président de la République a proposé un plan pour "prévenir les licenciements" et "une reprise de la consommation" afin d'éviter "des niveaux de chômage jamais connus" d'ici fin 2020.

Pour l'instant, les décisions du gouvernement sur le plan économique face à l'épidémie de coronavirus "ont été bonnes, avec 10 millions de personnes en chômage partiel, les exonérations de charges sociales, les prêts garantis", a-t-il déclaré.

Mais "c'est maintenant que la crise va surgir sous nos yeux, et le chômage va atteindre des niveaux jamais connus", a averti l'ancien chef de l'Etat, évoquant "plus d'un million de chômeurs de plus d'ici la fin de l'année".   "Il faut prévenir les licenciements, donc proposer un contrat aux entreprises qui permette la transition, qui fasse que le salarié reste lié à l'entreprise même si son activité est partielle, et qu'il puisse suivre une formation pour apprendre d'autres métiers", a-t-il proposé.

François Hollande a en outre plaidé pour une "prime à l'embauche des jeunes", la mise à disposition "de fonds propres" pour les entreprises, le rétablissement de l'ISF et d'une taxation accrue du capital, ou encore un "chèque déconfinement pour 10 millions de personnes, de 300 à 700 euros pour les plus modestes".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu