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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "D'une ruralité de seconde zone, on est quasiment à la 3e zone", dénonce Olivier Gaillard

La pandémie de Covid-19 accentue les inégalités. Et selon le maire de Sauve (Gard), Olivier Gaillard, le monde rural paye les pots cassés lui aussi. Ce qu'il dénonce ? Le recul des services publics.

Olivier Gaillard, député du Gard, à l'Assemblée
Olivier Gaillard, député du Gard, à l'Assemblée © Maxppp - Aurelien Morissard

"Plus de 20 jours de fermeture du bureau de poste et un DAB vide. Comment oser parler de continuité des activités postales ?" C'est le message qu'Olivier Gaillard a laissé sur son compte Facebook. Une véritable colère du député du Gard et maire de Sauve, commune de près de 2.000 habitants, près de Quissac. La situation est due au confinement, et notamment à la réorganisation des bureaux de poste. "Nous en sommes à plus de 20 jours de fermeture du bureau de poste, le distributeur automatique est vide, constate-t-il, et nous avons une absence de continuité des services (...) Il n'y a aucun accès au bureau postal. Il n'y a aucune possibilité de retirer de l'argent liquide, et de faire travailler les commerces locaux"

Olivier Gaillard ajoute ainsi que "l’épidémie creuse les écarts et malheureusement renforce les inégalités territoriales".  

"D'une ruralité de seconde zone, on est quasiment à la troisième zone aujourd'hui." (Olivier Gaillard)

Son espoir ? "Sans exiger un fonctionnement comme en temps normal, qu'il nous soit au moins permis d'accéder à un minimum de services : des permanence de bureaux de poste, des de des créneaux horaires qui puissent répondre aux besoins de la population".

La situation aujourd'hui ne peut plus durer. "C'est une véritable problématique. Vous ne pouvez pas transporter les personnes pour aller chercher de l'argent liquide dans les communes voisines. Il y a une organisation entre citoyens pour s'entraider, mais ça a ses limites, dénonce-t-il. Il faut des critères cohérents de choix d'aménagement de territoire. Je vais vous donner un exemple : il y a aujourd'hui des bureaux de postes ouverts dans des communes où il y a d'autres établissements bancaires. Soyons cohérents. Permettons une permanence à Sauve"

"On connaît une concurrence entre ces territoires. Elle génère des surcoûts sociaux, écologiques, économiques. On a une véritable fracture sociale, numérique... Ce n'est plus possible." 

Et le député du Gard d'imaginer déjà la France de demain, celle de l'après-crise du coronavirus. "Je vais être clair avec vous : cette crise sanitaire démontre une fois de plus l'absolue nécessité de faire de du développement harmonieux des territoires un défi de première nécessité. Si demain l'après-confinement est pris en considération de manière réfléchie et concrète, ça doit être l'occasion de s'atteler à un plan national qui prenne véritablement en considération la revitalisation des territoires de seconde zone. La situation actuelle est dramatique pour nos territoires"

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