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Politique

Corse dans la Constitution : "Encore beaucoup de blocages" selon G. Simeoni

lundi 2 juillet 2018 à 18:22 Par Olivier Castel et Jérôme Susini, France Bleu RCFM et France Bleu

Après sa rencontre avec le Premier ministre Edouard Philippe cet après-midi (lundi), le président autonomiste de l'exécutif a également regretté l'absence de dimension politique et des reconnaissances nécessaires, selon lui, pour la Corse.

Gilles Simeoni, président de l'exécutif de la Collectivité de Corse.
Gilles Simeoni, président de l'exécutif de la Collectivité de Corse. © Radio France

Paris, France

"Il s'agissait de clôturer un cycle" a expliqué Gilles Simeoni, joint par téléphone en fin d'après-midi.

Après avoir rencontré Edouard Philippe, cet après-midi (lundi) à Matignon, Gilles Simeoni estime que persistent encore "beaucoup de blocages" à l'issue de ce premier cycle de discussions avec le gouvernement.

Pour le Président de l'exécutif, "[...]L'ensemble de la majorité territoriale est d'accord, l'Etat a été très en-deçà de ce qu'il aurait fallu faire par rapport aux enjeux historiques que connaît la Corse."

Question corse, Constitution et prisonniers

Trois points auraient été abordés par Gilles Simeoni durant cet entretien à l'hôtel de Matignon, en présence également de Jacqueline Gourault, ministre en charge du dossier corse. La dimension politique de la question corse, l'article 16 alinéa 72-5, et la question des prisonniers.

Seul point positif, selon lui, des discussions devraient prochainement s'engager sur la notion de statut fiscal et social. 

"J'ai dit au Premier ministre que c'était au gouvernement et à l'Etat de donner des signes, des gages, et de dire clairement ce qu'ils voulaient faire durant la période qui allait s'ouvrir" Gilles Simeoni.

Sur la question des prisonniers dits "politiques", Gilles Simeoni a rappelé à Edouard Philippe le vote de l'assemblée de Corse durant sa dernière session, exprimé en faveur d'une amnistie et du rapprochement de tous les prisonniers, y compris les membres du "commando Erignac". 

Gilles Simeoni après son entretien avec le Premier ministre Edouard Philippe.

Statut fiscal, PEI, déchets et énergie

Dans le début de la soirée, le cabinet du Premier ministre a indiqué par communiqué que les échanges "se sont déroulés dans un  climat courtois, respectueux et républicain, et ont pu être très directs" (sic).

Selon ce même communiqué, Edouard Philippe a réaffirmé les "spécificités géographiques, économiques et sociales" de l'île, "conformément à l’engagement du Président de la République" et telles que déclinées dans l'article 16 alinéa 72-5 incluses dans le projet de réforme constitutionnelle. 

Rappelant et le rôle de la Collectivité de Corse, et celui du Parlement dans ce processus, le Premier ministre a proposé à Gilles Simeoni de travailler "à la définition d’un statut fiscal adapté aux spécificités de la Corse, à la mise en œuvre d’un plan d’accompagnement de la Corse qui prendra le relais en 2021 du programme exceptionnel d’investissements (PEI)" ainsi qu' "aux modalités possibles de soutien, par l’Etat, des politiques de la collectivité de Corse en matière notamment de déchets et d’approvisionnement énergétique".

Le Premier ministre a pris acte de certains désaccords exprimés par le président du Conseil exécutif de la collectivité de Corse. Il a réitéré la volonté du Gouvernement de poursuivre le dialogue avec la collectivité. Cabinet du Premier ministre.